Le CPE Tout-petit, Toute-petite en est rendu aux plans finaux pour sa deuxième installation attendue depuis au moins quatre ans; ils devraient être déposés à la fin juin au Ministère. —

Un autre CPE à l’UdeS ?

Le Regroupement des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’UdeS (REMDUS) pourrait déposer un projet de CPE pour les parents étudiants de l’UdeS, dans le cadre d’un appel de projets au ministère de la Famille. Le REMDUS attend cependant le feu vert de l’institution pour déposer sa candidature, mais celle-ci démontre d’importantes réticences.

Pour que le REMDUS puisse aller de l’avant avec le dépôt de sa candidature, l’UdeS doit déposer une lettre d’intention. Les dossiers doivent être déposés au ministère de la Famille au plus tard le 20 juin.

La Tribune avait fait état en décembre dernier d’une initiative de halte-garderie caressée par le regroupement étudiant, qui vise à répondre aux besoins des parents étudiants qui ont souvent des horaires atypiques.

Selon le scénario sur la table, le projet serait présenté sous forme de CPE avec des horaires flexibles et atypiques, comme l’initiative de halte-garderie souhaitée initialement. Les parents pourraient profiter des services de garde subventionnés au coût de 8,25 $ par jour ou encore à la demi-journée.

« Présentement, l’Université est en réflexion à savoir si elle souhaite que le REMDUS postule à l’appel de projets pour les parents aux études », explique William Leclerc Bellavance, président du conseil d’administration du projet de halte-garderie et jusqu’à tout récemment directeur général du REMDUS.

Accueil prudent

Lors d’une assemblée tenue récemment, la vice-rectrice à la vie étudiante de l’UdeS Jocelyne Faucher avait laissé peu de place à la possibilité d’aller de l’avant avec le projet, privilégiant plutôt d’autres pistes de solutions. La direction souhaitait d’abord avoir un portrait mieux défini de la situation avec l’ouverture prochaine de 80 nouvelles places avec la deuxième installation du CPE Tout-petit, Toute-petite. La question des maternelles 4 ans fait aussi partie de l’équation.

« On ne refuse pas un projet de CPE, on dit bonne idée, mais c’est trop vite, tout simplement », a mentionné Mme Faucher lors de cette assemblée.

Or, selon M. Leclerc Bellavance, d’autres discussions ont suivi avec l’UdeS à la suite de cette réunion. « Ils n’ont pas encore coupé le canal de communication », précise-t-il. Il a été impossible de parler à la direction de l’établissement lundi.

M. Leclerc Bellavance note que le regroupement est en communication constante avec l’UdeS, mais le REMDUS attend toujours de ses nouvelles.

Selon lui, le REMDUS a déjà investi environ 50 000 $, dont près de la moitié en spécialistes pour la confection du projet. Les membres ont aussi accepté une cotisation étudiante pour soutenir l’initiative, « soit environ 1 M$ sur la durée de l’hypothèque ». Le regroupement s’est aussi engagé à supporter le démarrage avec un prêt sans intérêt d’au plus 350 000 $.

Québec a annoncé en février le lancement d’un appel de projets pour la création de 2500 places subventionnées en installation, dont 2000 qui doivent répondre aux besoins des parents étudiants.

Du côté du CPE Tout-petit, Toute-petite, sa directrice générale Lyne Bélanger précise que l’établissement en est rendu aux plans finaux pour cette deuxième installation attendue depuis au moins quatre ans; ils devraient être déposés à la fin juin au Ministère. Une fois la construction concrétisée, l’établissement comptera 144 places. Le CPE espéré par le REMDUS pourrait en compter 80, selon les scénarios évoqués.

William Leclerc Bellavance n’a pas voulu s’avancer sur le lieu où il pourrait voir le jour sur le campus.

Par ailleurs, une demande de subvention avait été faite par l’UdeS afin de rédiger une politique de conciliation études-famille et celle-ci a été acceptée.