Kevin Grenier-Lachance suivait les traces de son nouvel ami Mathieu Larin, condamné à cinq ans et demi de prison pour proxénétisme, lorsqu’il a commis ces crimes d’exploitation sexuelle.

Un an de prison pour un proxénète

Pour avoir trempé dans le proxénétisme, Kevin Grenier-Lachance sera privé de sa liberté pour la prochaine année.

Le Magogois de 24 ans a reconnu, mercredi, des accusations de proxénétisme et divers autres chefs qui y sont reliées, au palais de justice de Sherbrooke.

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Grenier-Lachance suivait les traces de son nouvel ami Mathieu Larin, condamné à cinq ans et demi de prison pour proxénétisme, lorsqu’il a commis ces crimes d’exploitation sexuelle.

L’accusé a reconnu avoir amené une personne à offrir des services sexuels contre rétribution entre le 19 mars et le 6 avril 2017 à Québec et Sherbrooke.

Kevin Grenier-Lachance a aussi reconnu avoir fait de la publicité pour offrir des services sexuels moyennant rétribution, d’avoir tenté d’amener une personne à offrir des services sexuels moyennant rétribution et de trafic de stupéfiants.

« La saisie du cellulaire de Kevin Grenier-Lachance a permis de constater qu’il faisait la publicité pour offrir les services sexuels. Il a aussi offert à une amie avec qui il entretenait une relation intime de devenir une escorte, mais la femme a refusé », a expliqué la procureure aux poursuites criminelles Me Geneviève Crépeau.

Grenier-Lachance a été présenté à Mathieu Larin par l’une des femmes qui deviendra l’une des victimes.

« Kevin Grenier-Lachance et Mathieu Larin vont partir sur une dérape de consommation. Larin va initier Grenier-Lachance aux fonctions de proxénète. Il a amené une amie à se prostituer », explique Me Crépeau.

« L’argent qu’il a fait a été remis à Mathieu Larin. Ils ont consommé ensemble, mais sa participation dans les gestes qu’il reconnaît est claire », ajoute Me Raymond.

« Il a frappé un mur »

Grenier-Lachance a aussi reconnu du harcèlement en juillet 2017 pour joindre l’une des victimes de Larin.

L’accusé a transmis plusieurs messages textes pour entrer en contact avec l’une des victimes de Larin qui venait de porter plainte pour proxénétisme.

« On ne sait pas exactement si c’est pour lui ou pour Larin qu’il tentait de la joindre », mentionne Me Crépeau.

Le rôle moins grand que Kevin Grenier-Lachance a joué par rapport à Larin et l’absence d’antécédent judiciaire ont joué en faveur de l’accusé dans l’imposition de la peine.

« À la différence de Larin, il n’acceptait pas la violence. Mon client ne baignait pas dans ce milieu. Il continuait à être un actif pour la société. Il a frappé un mur depuis son arrestation. Il est à jeun depuis le début des procédures. Il y a toute une différence avec le dossier de Mathieu Larin », signale Me Raymond.

Il a présenté la suggestion commune d’une année de prison avec Me Geneviève Crépeau.

« J’étais le juge qui a rendu la décision dans le dossier de Mathieu Larin. Je retiens que vous êtes sans antécédent judiciaire, que vous n’en avez pas fait votre activité principale et que vous êtes abstinent depuis les événements. Espérons qu’on ne vous reverra plus devant les tribunaux. La peine peut apparaître clémente, mais la suggestion des avocats tient compte de votre situation personnelle », a expliqué le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

Une probation d’une année où il ne pourra contacter Mathieu Larin et les victimes au dossier a été imposée.

« Je suis d’accord avec tout ce qui a été dit », s’est contenté d’affirmer au tribunal Grenier-Lachance avant d’être condamné à une première peine de prison.

Son nom sera inscrit pour 20 ans au Registre des délinquants sexuels.

C’est en avril 2018 que Mathieu Larin a été condamné à une longue peine de prison dans cette affaire de proxénétisme.

Une jeune femme avait accepté dans un premier temps de faire des massages érotiques, qui étaient en réalité des services d’escorte dans la région de Québec. Le proxénète Mathieu Larin avait pris un contrôle sur la vie sexuelle de quatre jeunes femmes, dont une mineure, qui se prostituaient pour son compte principalement à Sherbrooke.