Hélène Pigot, chef de Sherbrooke Citoyen, a présenté trois nouveaux candidats du parti, soit Alissia Beauregard, Danielle Gentès et Mohamed Barouti.

Trois nouveaux candidats pour Sherbrooke Citoyen

L'équipe de Sherbrooke Citoyen est maintenant complète dans l'arrondissement Rock Forest-Saint-Élie-Deauville, auquel s'ajoute maintenant le district de Brompton. La formation politique a annoncé trois nouvelles candidatures vendredi, soit celles de Mohamed Barouti dans Saint-Élie, Danielle Gentès dans Deauville et Alissia Beauregard dans Rock Forest.
Mahomed Barouti, père d'un fils de 10 ans, est un entrepreneur originaire du Maroc. Il est installé au Canada depuis près de 18 ans et à Sherbrooke depuis une dizaine d'années. « C'est une terre d'accueil qui m'a aidé à grandir. J'ai un baccalauréat en administration des affaires à l'Université de Sherbrooke. J'ai travaillé comme gestionnaire et j'ouvre bientôt une entreprise sur la rue King Est. La famille, la sécurité et le développement durable sont des sujets importants pour moi. »
« J'ai un enfant qui prend l'autobus pour aller à l'école et il y a plusieurs coins qui ne sont pas sécuritaires. Je compte aussi m'intéresser aux commerces locaux », dit-il.
Il affrontera le conseiller sortant, Julien Lachance, qui sollicite un cinquième mandat, et le candidat du Renouveau sherbrookois Sébastien Aubé. « Je veux voir les idées des gens. M. Lachance, avec tout le respect que j'ai pour lui, est moins présent sur le terrain. Je vais me démarquer avec mon porte-à-porte. »
Rock Forest
À 22 ans, Alissia Beauregard est étudiante en administration des affaires, concentration finance et comptabilité. Elle s'est impliquée au centre communautaire Loisirs Sherbrooke comme animatrice jeunesse et adulte. Active, elle agit comme capitaine d'une équipe de soccer. Elle se frottera aux conseillers sortants Bruno Vachon, du Renouveau sherbrookois, et Annie Godbout dans Rock Forest.
« Je suis jeune et j'aimerais amener de la créativité, du dynamisme, ajouter une couleur à Rock Forest. Je pense qu'ils ont eu une chance de montrer ce qu'ils ont à montrer », dit-elle à propos de ses adversaires.
« Mes priorités sont la famille. J'aimerais avoir plus d'événements pour la famille. J'aimerais aussi préserver les espaces verts, l'environnement, et miser sur la sécurité des citoyens en assurant une circulation automobile adéquate. Je veillerai à ce qu'il y ait suffisamment de trottoirs et peut-être plus de bancs dans les endroits publics. »
Deauville
Pour sa part, Danielle Gentès a plus de 40 ans d'expérience comme infirmière. Attirée par le milieu communautaire, elle a entre autres oeuvré pendant quinze ans dans un journal communautaire pour une chronique en santé. Elle aussi été présidente de l'organisme En Coeur. « J'aime prendre soin des gens. Ça m'apporte beaucoup. Je veux continuer à prendre soin des gens, mais autrement. »
À Deauville, Mme Gentès sera opposée à Diane Délisle, du Renouveau sherbrookois, et à Pierre Tremblay. « Sherbrooke Citoyen est un groupe dynamique et motivé. Deauville est une des portes d'entrée de Sherbrooke, mais on ne trouve pas d'épicerie dans le secteur. Il n'y a pas l'ambiance d'un petit quartier. Je veux aussi faire une différence dans le dossier du boisé Fabi pour que personne ne coupe les arbres et m'occuper du centre communautaire, qui a l'air d'un garage.
« Je propose un regard neuf sur l'arrondissement. Diane Délisle est là depuis longtemps. Des fois, il faut partir. »
La chef Hélène Pigot estime que les districts qui composent l'arrondissement sont situés en périphérie et sont délaissés par la mairie. « Nous avons des candidatures très différentes, qui apportent un sang neuf à la politique. On mêle la jeunesse et l'expérience. Les trois candidats seront dans les districts et seront très à l'écoute des citoyens », a-t-elle commenté.
Sherbrooke Citoyen annoncera par ailleurs la candidature de Laurie Bush dans le district du Golf au courant de la semaine prochaine.
Hélène Pigot lance les hostilités
La candidate à la mairie Hélène Pigot a lancé les hostilités avec le maire Bernard Sévigny, vendredi, en lui reprochant de ne pas être assez présent pour les citoyens et de mener une carrière parallèle à l'Union des municipalités du Québec (UMQ).
« Si je me présente en politique, c'est que je pense qu'on est capable de faire autrement et de porter Sherbrooke ailleurs. Ce que j'entends dans mon porte-à-porte, c'est que M. Sévigny, on ne le voit pas. Il n'est pas là. Il n'est pas à notre écoute. Quand on voit les derniers développements dans le boisé Fabi ou la station-service sur Dunant, ce que j'entends, c'est que le maire n'est pas là pour porter les dossiers, pour bien les comprendre et pour être en soutien aux citoyens », résume Mme Pigot.
« On voit de grands développements urbains, mais pas de considérations pour comment on fait ces développements. Je me dis qu'il est temps d'avoir une mairesse qui va s'occuper des citoyens, qui sera présente. »
UMQ
Selon elle, « l'absence » de M. Sévigny s'expliquerait par son rôle de président à l'UMQ.
« J'ai l'impression que l'UMQ l'a détourné de la vie à Sherbrooke. Ce qui se passe, c'est qu'il fait une carrière à l'UMQ, mais on n'a plus l'impression qu'il fait une carrière comme maire de Sherbrooke. On a l'impression qu'il ne représente plus Sherbrooke. On aurait pu se dire, s'il représente l'UMQ, ça aura des retentissements importants pour Sherbrooke. Au contraire. On a l'impression que M. Sévigny se promène à l'UMQ, qu'il fait beaucoup de relations publiques, mais on ne voit pas de répercussions à Sherbrooke. Juste la façon dont il a manié le dossier de la loi 122 et des référendums. D'un côté il a manié à l'UMQ, de l'autre, on ne l'a pas entendu à la Ville. »
« Quand j'entends ce que qui se passe au conseil municipal, comment c'est acrimonieux, ça me fait craindre pour le conseil municipal si on continue de la même façon. Comme mairesse, je trouve que c'est important que le conseil municipal se fasse dans la bonne entente et que le conseil soit un relais des citoyens. C'est pour ça que j'insiste pour que nous ayons des gens dans les districts, dans les arrondissements, qui soient vraiment des relais des citoyens. »