Maxime Vanier (photo), Roxanne Lapointe et Benoit Desrosiers ont été cités à leurs procès pour une affaire de vol qualifié survenue en mai 2018.

Trois accusés cités à leur procès pour un vol qualifié

Maxime Vanier, Roxanne Lapointe et Benoit Desrosiers ont été cités à leurs procès pour une affaire de vol qualifié survenue en mai 2018.

Maxime Vanier, Roxanne Lapointe et Benoit Desrosiers ont été cités à leurs procès pour une affaire de vol qualifié survenue en mai 2018.

Le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec a renvoyé à leur procès les trois accusés à la suite de l’enquête préliminaire qui s’est déroulée, mardi, au palais de justice de Sherbrooke.

Les trois complices subiront leur procès relativement aux accusations de séquestration, voies de fait graves et voies de fait armées pour des événements de mai 2018.

La victime de 28 ans a témoigné des événements vécus le 27 mai 2018 sur la rue Short.

Une ordonnance de non-publication empêche de diffuser les faits reliés à la cause.

Desrosiers et Vanier restent détenus pour la durée des procédures dans cette affaire.

Vanier est défendu par Me Julie Beauchemin, Me Christian Raymond représente Roxanne Lapointe, alors que Me Sarah-Maude Renaud pour Me Alexandre Fleurent de l’aide juridique défend Benoit Desrosiers.

Pour le moment, les trois accusés souhaitent que leur procès se déroule devant juge et jury.

Leurs dossiers ont été remis au 25 mars en Cour supérieure.

En compagnie de Maxime Vanier, Roxanne Lapointe est aussi accusée de vol qualifié en utilisant une arme à feu, d’extorsion, d’avoir déchargé une arme à feu et de voies de fait contre une femme qui était présente dans une chambre du motel le 11 octobre 2018.

Ce dossier reviendra devant le tribunal le 15 mars.

Me Geneviève Crépeau représente le ministère public dans ces deux dossiers.

+ Un stratagème qui pourrait se tourner contre des ados

Des adolescents de Sherbrooke qui pensaient pouvoir faire de l’argent rapidement se retrouvent maintenant mêlés à une fraude bancaire. 

Ils pourraient même faire face à la justice pour complicité et méfait public, signale le Service de police de Sherbrooke (SPS).

L’affaire remonte à il y a quelques semaines alors que des ados ont été approchés via des médias sociaux. On leur offre de donner leur carte de débit et divulguer leur numéro d’identification personnelle (NIP) à un individu qui leur explique qu’ils n’auront qu’à réclamer à leur institution financière les sommes qui seront déduites de leur compte.

« Les jeunes ont contacté leur institution financière après pour signaler la perte de leur carte de débit et le fait que de l’argent avait été retiré de leur compte », explique Isabelle Gendron, porte-parole du SPS.

« Mais l’institution financière a recommandé de se plaindre à la police. »

Des jeunes se sont même rendus au poste de police avec leurs parents pour signaler la supposée fraude après soi-disant s’être fait voler leur carte ou l’avoir perdu. Toutefois, l’une des mères d’un ado impliqué a remarqué un texto de son fils donnant des indices sur cette fraude.

« Nous avons rencontré des parents, mais là personne ne veut parler parce que ça incrimine le jeune qui aurait volontairement donné leur NIP à une autre personne en sachant que l’argent sera retiré de leur compte pour ensuite le réclamer à l’institution financière », ajoute Mme Gendron.

« Les sommes déduites de leur compte sont d’environ 1000 $. Les manières de procéder des fraudeurs se ressemblent dans ce dossier. Mais tout n’est pas clair. Les jeunes sont maintenant frileux de nous parler. »

Difficile aussi de dire que les jeunes ont été exploités dans cette affaire, ajoute la relationniste du SPS. « C’est peut-être aussi l’appât du gain, note-t-elle. Pour faire de l’argent rapidement. »

« Nous n’avons pas vraiment de plainte officielle. Donc pas beaucoup d’indices. Le printemps dernier, nous avions eu affaire à un autre cas avec des cartes-cadeaux. » 

« On peut difficilement parler d’une fraude, car les jeunes auraient donné leur carte bancaire et leur NIP de plein gré, commente Isabelle Gendron. On ne parle de jeunes de 12 ans qui ne pouvaient pas savoir. C’est plus des ados d’environ 15 ans. » Avec Claude Plante