Pierre Tremblay et Nicole Bergeron

Tremblay traite Bergeron de maîtresse d’école

Le conseiller Pierre Tremblay, mécontent de se faire contredire par la présidente du conseil municipal, a traité Nicole Bergeron de maîtresse d’école, lundi, à l’hôtel de ville, pendant la période des questions des citoyens. Après avoir tenté de ramener son collègue à l’ordre, Mme Bergeron a exigé des excuses… qui sont venues à la fin du conseil.

« Je tiens à m’excuser d’avoir créé ce froid dans le conseil de ce soir. Il y a des dossiers chauds parfois et je me suis emballé. J’aurais dû mieux contrôler mes émotions. Je tiens à vous offrir mes excuses pour les mots inappropriés utilisés à votre endroit Mme Bergeron. Je voulais simplement dire que mes seuls patrons sont les citoyens de Deauville », a dit Pierre Tremblay.

Nicole Bergeron a accepté les excuses, rappelant que son rôle est de présider les séances du conseil. « Je pense respecter chacun de vous et je m’attends au même respect. C’est parfois un rôle ingrat, mais je me dois de faire respecter un certain décorum. »

M. Tremblay avait demandé la parole pour exposer sa position concernant le passage des motoneigistes sur la piste cyclable le long du chemin Sainte-Catherine. Le Club de motoneige Harfang déplore de ne plus pouvoir utiliser la piste cyclable en raison d’une plainte logée par un citoyen.

Nicole Bergeron expliquait qu’un droit de passage accordé aux motoneigistes a été suspendu en pleine saison en raison d’une résolution adoptée par les élus. Le passage des motoneiges ne doit pas empiéter sur les propriétés privées.

Pierre Tremblay se disait du côté des motoneigistes. « J’avais suggéré que vous puissiez circuler d’ici la fin de la saison pour qu’ensuite la Ville adopte une règlementation pour l’ensemble de son territoire. »

S’adressant à un membre du club de motoneige Harfang, Marc Lachance, M. Tremblay a dit : « Comme vous, je n’ai pas été entendu. J’étais de votre côté. »

Nicole Bergeron a rétorqué qu’il existe déjà un règlement pour le passage des motoneiges. « La résolution doit être revue chaque année parce qu’elle expire. Il y a des développements et il est possible que des propriétaires vendent des terrains et que les nouveaux propriétaires soient en désaccord avec le droit de passage. Lorsqu’on s’engage à respecter des ententes, les citoyens peuvent prendre des mesures légales quand nous ne les respectons pas. »

C’est à ce moment que Pierre Tremblay l’a interrompue, indiquant que l’entente avec les citoyens est verbale et n’est pas valide selon lui.

Nicole Bergeron a tenté à plusieurs reprises de ramener le conseiller à l’ordre, martelant que les décisions « ne se prennent pas dans un passage », mais bien au conseil municipal.

« Je vous rappelle à l’ordre. Vous êtes en train de me manquer de respect », a lancé Mme Bergeron.

« Vous m’en manquez pas mal vous aussi. [...] Ça fait un an et demi que vous jouez à la maîtresse d’école avec nous autres », a répliqué M. Tremblay.

« Vous venez de m’insulter publiquement. Je vais vous demander de vous rétracter et de vous excuser », a aussitôt exigé Nicole Bergeron.

« Il y en a ici qui ont mis beaucoup de temps avant de s’excuser. Je vais y penser… Je ne vais pas le faire. »

Évitant de prolonger l’escarmouche, laissant la mésentente en plan, la présidente du conseil avait appelé un autre citoyen à se présenter au micro.

Le conseiller Pierre Tremblay n’en est pas à son premier conflit au conseil municipal. Il avait démissionné de la présidence du comité du sport et du plein air, disant avoir été rabroué par le maire Steve Lussier pour avoir suggéré d’utiliser le centre de foires pour contrer le manque de divers plateaux sportifs.