Transport scolaire : les yeux sont tournés vers Sogesco

Tous les yeux se tournent maintenant vers la compagnie Sogesco, seule entreprise n’ayant pas pu encore s’entendre avec ses syndiqués du transport scolaire des Autobus des Cantons.

Ceux-ci l’ont fait entendre haut et fort lundi matin lors d’une manifestation tenue au coin de la rue Galt Ouest et du boulevard de l’Université.

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Rappelons que même si un seul transporteur est toujours en grève, il n’y a pas eu de transport pour les élèves de la région de Sherbrooke lundi matin.

Une entente de principe est survenue vendredi entre le transporteur Transdev et deux syndicats de chauffeurs d’autobus, soit Autobus de l’Estrie et Autobus la Sapinière.

La Commission scolaire de la région de Sherbrooke (CSRS) a confirmé à La Tribune que le transport scolaire ne peut pas être rétabli tant et aussi longtemps que tous les transporteurs n’ont pas réglé. Or, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire des Autobus des Cantons — CSN n’a toujours pas signé d’entente avec son employeur.

Aucune rencontre n’est d’ailleurs prévue pour l’instant entre ce syndicat et Sogesco. La grève se déroule jusqu’à mercredi.

Les syndiqués des Autobus  de l’Estrie n’ont pas pris la route lundi matin même si leur dossier est pratiquement réglé, leurs circuits desservant la CSRS. Plusieurs étaient venus épauler leurs confrères et consoeurs des Autobus des Cantons, drapeaux de la CSN à la main.

«C’est toujours silence radio  de la part de Sogesco», a déploré une fois de plus le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie, Denis Beaudin.

«Pour régler un conflit, il faut être deux à la table de négociation. Nous attendons grandement son appel. Nous sommes rendus à la quatrième journée de grève. Nos demandes sont acceptables puisque les autres employeurs ont réglé.»

Rappelons que la CSRS a décidé d’annuler le transport scolaire en raison du fait que des élèves doivent prendre des circuits différents ou doivent faire des transferts selon s’ils se rendent à l’école le matin ou pour revenir à la maison.

«C’est la CSRS qui prend la décision, convient M. Beaudin. Le transport scolaire, c’est un milieu compliqué, c’est comme un grand casse-tête. Lorsqu’il y a plus de 50 circuits qui ne fonctionnement pas dans une même commission scolaire, avec tous les transferts que ça demande, ça devient problématique. On comprend la décision de la CSRS. Il faut s’assurer qu’il n’y ait pas de jeunes qui restent sur le bord du chemin le matin.»

1500 autobus

Il n’a pas été possible d’obtenir la version de Transport scolaire Sogesco, lundi avant-midi. L’entreprise de Drummondville fondée en 1989 offre également du transport adapté et urbain. Elle emploie au-delà de 1000 personnes et possède 29 filiales dont chacune oeuvre sur le territoire d’une ou de plusieurs commissions scolaires du Québec et de l’Ontario, explique le site web du transporteur.

Transport scolaire Sogesco détient un parc de véhicules modernes d’approximativement 1500 autobus, précise-t-on. La mission de Sogesco et ses filiales est d’offrir un service de transport de qualité hors pair, fiable et des plus sécuritaires.

Rappelons que des ententes sont survenues vendredi en fin de soirée entre le transporteur Transdev et le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus de l’Estrie-CSN ainsi que le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus la Sapinière – CSN. La grève a donc pris fin le 12 avril à 23 h 59 pour ces deux syndicats.  Un conciliateur avait convoqué les exécutifs de deux syndicats de conducteurs d’autobus scolaires en conflit de travail depuis quelques jours et leur partie patronale, vendredi matin à Sherbrooke.