Des chauffeurs d'autobus scolaire sont en grève depuis mercredi.

Transport scolaire : le conciliateur a convoqué les parties

Un conciliateur a convoqué les exécutifs de deux syndicats de conducteurs d’autobus scolaires en conflit de travail depuis quelques jours et leur partie patronale, vendredi matin à Sherbrooke.

On essaie de trouver un terrain d’entente entre les syndiqués d’Autobus de l’Estrie et des Autobus de la Sapinière et l’employeur Transdev.

«C’est une bonne nouvelle que les gens se parlent, mais on ne peut prévoir ce qui va se passer», convient le président du Conseil central des syndicats de l’Estrie, Denis Beaudin.

«On souhaite que ces discussions donnent quelque chose. Quand un conciliateur convoque les parties, c’est des fois parce qu’une des deux a quelque chose à offrir. Dans ce cas-ci, nous le syndicat sommes en demandes. Est-ce que Transdev a quelque chose de nouveau à offrir? On verra.»

Dans le cas du syndicat d’Autobus des Cantons, aussi en grève depuis mercredi, on est sans nouvelle de l’employeur, l’entreprise Sogesco, ajoute M. Beaudin.

Ce dernier note que des dossiers se sont réglés avec des entreprises locales, alors que ceux concernant ces «multinationales» trainent. «C’est triste», dit-il.

«Nous sommes à la croisée des chemins dans le transport scolaire. Maintenant, nous avons un chauffeur pour un circuit. Ça fonctionne. Mais il nous faut des mesures d’attraction et de rétention des chauffeurs pour l’avenir. Il ne faut pas attendre à la prochaine négociation de la convention collective.»

M. Beaudin donne l’exemple de l’entente intervenue avec la compagnie Autobus B. Dion et qui a été entérinée jeudi soir en assemblée générale des membres. C’est dans une proportion de 93 %  que les membres composant le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus B. Dion – CSN se sont prononcés en faveur de l’entente de principe.

Les principaux gains comprennent une bonification de l’échelle de vacances de 1 %, des augmentations salariales moyennes à l’indexation au coût de la vie chaque année + 12 % sur six ans (dont deux années sont rétroactives). Ainsi, si l’indice du prix à la consommation se situe à 2 % en 2019, 2020 et 2021, le taux horaire passera de 20,51 $ à 25,79 $ l’heure en juillet 2022, ce qui pourrait signifier une augmentation salariale totale de 25,74 % sur six ans, indique la CSN. 

« Voici une entente à la hauteur de ce que ces conducteurs et conductrices sont en droit de recevoir et de surcroît, sans avoir eu à exercer une seule minute de grève. Nous en sommes très heureux», déclare M. Beaudin.

«Mais ceux qui jettent le pavé dans la mare sont les deux derniers transporteurs qui refusent d’octroyer les mêmes conditions. Il devient impératif que ces employeurs réagissent afin que les parents et les élèves puissent bénéficier du transport scolaire à court, moyen et long terme.»

Le métier de conducteur d’autobus scolaire est trop souvent sous-estimé tant sur le plan des conditions de travail que des responsabilités qu’elles incombent, ajoute-t-il.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus B. Dion compte 40 membres.

Rappelons que le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Coaticook et leur employeur en sont aussi venus à une entente au cours des derniers jours.  Les membres du syndicat seront consultés en assemblée générale lundi prochain.