Hubert Richard et Rémi Demers

Transport en commun: pour la gratuité en dehors des heures de pointe

L’organisme les AmiEs de la Terre intensifie sa campagne visant à offrir le transport en commun gratuit en dehors des heures de pointe aux usagers de la Société de transport de Sherbrooke (STS). L’organisme croit qu’une telle mesure inciterait davantage de Sherbrookois à délaisser leur automobile et ainsi lutter contre les changements climatiques.

Après avoir déposé une telle demande au conseil d’administration de la STS en novembre dernier, les AmiEs de la Terre se tournent maintenant vers les organismes communautaires afin que ceux-ci fassent aussi pression sur la STS pour qu’elle adopte une telle mesure.

Jeudi, le vice-président des AmiEs de la Terre, Hubert Richard, a profité de la tenue d’une conférence de presse dans le hall d’entrée de l’organisme Sercovie pour demander à son directeur général, Rémi Demers, d’appuyer cette démarche.

M. Richard est d’avis que la STS pourrait permettre aux détenteurs de sa carte à puce Vermeilleuse d’avoir accès gratuitement à ses autobus en dehors des heures de pointe, comme  c’est le cas dans d’autres villes du Québec, notamment à Laval et Saint-Hyacinthe.

« On pense qu’une telle mesure aurait pour effet de mobiliser plus de gens à se tourner vers le transport en commun plutôt que de prendre leur voiture », a soutenu Hubert Richard, en soulignant le succès obtenu par la STS auprès de la clientèle étudiante de l’Université et du Cégep de Sherbrooke.

En tant que directeur de Sercovie, M. Demers s’est pour sa part engagé à transmettre la demande d’appui au conseil d’administration de l’organisme, qui accueille plus de 2000 usagers par semaine à ses locaux de la rue Murray, principalement des personnes âgées. Il s’est toutefois montré sceptique à l’égard de la « gratuité », préférant parler de « tarifs réduits ou modulés » pour les usagers.

« On parle beucoup de gratuité pour les étudiants de l’Université de Sherbrooke, mais ce n’est pas véritablement gratuit. Les étudiants paient une partie à même leurs frais d’admission, l’Université paie et la Ville paie aussi.  Je pense qu’il serait plus juste de parler de tarifs réduits plutôt que de gratuité », a souligné M. Demers, qui est également conseiller municipal.

Concernant Sercovie, M. Demers a néanmoins reconnu qu’un travail de sensibilisation doit être fait auprès des usagers et des employés de ce centre communautaire qui continuent de converger massivement à bord de leur automobile.

M. Demers a d’autre part rappelé que Sercovie est sur le point d’acquérir une première voiture électrique qui servira notamment à son service de popote roulante.