Le président le président de Taxis Sherbrooke, Miodrag Doslo et France Croteau, coordonnatrice du RUTASM s'unissent pour une loi sécuritaire en ce qui concerne le transport des gens à mobilité réduite.

Transport adapté: pour une loi équitable et sécuritaire

Le regroupement des usagers du transport adapté de Sherbrooke métropolitain (RUTASM) et Taxis de Sherbrooke se mobilisent concernant le projet de loi 17. Les personnes à mobilité réduite s’inquiètent pour leur sécurité. Ils craignent une diminution des chauffeurs ayant la formation pour leurs besoins.

Le projet de loi 17 qui consiste à moderniser l’industrie du taxi fait réagir. Rappelons que ce projet de loi consiste principalement à abolir les permis de propriétaire de taxi et il allège les démarches administratives quant à l’industrie du transport.

« En tant qu’usagère à mobilité réduite, qui paie, je suis en droit de m’attendre à une certaine sécurité. Qui est-ce qui va venir nous chercher maintenant ? Pour embarquer quelqu’un en fauteuil roulant dans un véhicule, ça nécessite une formation. Ce qui ne sera plus obligatoire avec ce nouveau projet de loi. Qui va m’aider ? », demande Colette Jean, membre du conseil administratif de RUTASM.

Elle précise que certaines techniques de manipulation sont primordiales lorsque l’on embarque une personne à mobilité réduite.

Elle mentionne également qu’il y a un manque d’équité dans ce nouveau projet de loi. « Si j’ai besoin d’aide pour me rendre jusqu’au taxi, je vais être chargé pour des frais supplémentaires. Ou encore, si j’ai besoin d’aller à l’épicerie et que j’ai besoin d’aide pour transporter mes sacs, il va y avoir d’autres frais pour ça. Parce que j’ai un fauteuil roulant, je suis pénalisée. »

Un retour en arrière

France Croteau, coordonnatrice du RUTASM souligne le fait que les personnes handicapées ne sont pas mentionnées dans ce projet de loi. Pour elle, il est inconcevable en 2019 que l’on aborde un projet de loi sur le transport sans tenir compte des personnes handicapées.

« On va se retrouver sans service de transport adapté. On va se retrouver avec les mêmes combats des années 80 », affirme-t-elle.

De son côté, le président de Taxis Sherbrooke, Miodrag Doslo, s’inquiète également pour l’avenir de l’industrie du taxi.

« Il n'y a rien de précis et concret. Lorsque l’on pose des questions au ministre Bonnardel. Tout ce qu’il fait, c’est de nous dire de ne pas nous inquiéter. Mais on ne voit pas la protection pour les personnes en transport adapté. À voir ce que l’on nous propose, j’ai l’impression que ça va être n’importe quoi. Ce que je n’aime pas c’est le mot “dérèglementation”. Moi, je veux que l’on soit réglementé. On veut une loi qui protège nos usagers plus vulnérables ! »