Clémence Péloquin et Chloé Daigle participeront à ce camp du Club des jeunes entrepreneurs de demain.

Transmettre l’étincelle de l'entrepreneuriat

Les adolescents ayant la fibre entrepreneuriale pourront maintenant la développer dans un camp d’été fait pour eux. Durant une semaine au Collège Servite, 40 jeunes profiteront de conférences pour aiguiser leur sens des affaires et se livreront même à une petite compétition en créant un concept.

Les jeunes de 14 à 16 ans sont le public cible, explique la coordonnatrice du club des Jeunes entrepreneurs de demain (JED), Claire Côté. Neuf entrepreneurs de la région aussi appelés « chefs de demain » ont eu l’idée de donner au suivant, de transmettre cette flamme entrepreneuriale. Grâce à leur idée, les jeunes pourraient gagner l’une des trois bourses de 1000 à 1500 $.

Cependant, le camp est relativement dispendieux. L’adhésion coûte 995 $ si l’enfant est inscrit avant le 1er mars. Après cette date, le prix grimpe à 1195 $. Par contre, les jeunes provenant de milieux moins cossus pourraient aussi participer. 

« On souhaite que le camp soit accessible à tous les jeunes, peu importe la réalité financière, affirme Claire Côté. On travaille sur des partenariats avec les entrepreneurs. Certains d’entre eux pourraient parrainer des jeunes qui n’ont pas les moyens. On travaille également sur un partenariat avec la Fondation pour les élèves de la CSRS. Les jeunes pourraient donc participer au camp à moindre coût. »

Former la relève

Louis-Philippe Péloquin, propriétaire de l’agence de communication marketing Sept24, a décidé de s’investir dans ce projet. Il fait partie des neuf entrepreneurs participant au camp. « Aujourd’hui, on fait l’inverse, c’est l’entreprise qui va vers les jeunes. On a une capacité de pouvoir influencer les jeunes pour qu’il y ait de la relève pour nos entreprises. »

« Le but est de les inspirer et de les challenger, poursuit-il. Il va y avoir une formule de compétition, car ça fait partie de l’entrepreneur de vouloir compétitionner un petit peu. »

L’objectif est nécessairement d’assurer une relève en matière d’entrepreneuriat en région. « Actuellement, ce sont les baby-boomers qui sont les chefs des entreprises. Si l’on ne veut pas que des intérêts étrangers viennent acheter nos PME, il va falloir de la relève. J’ai bon espoir, car la génération qui est actuellement sur les bancs d’école est la première à être née avec un ordinateur. L’influence des technologies est présente », analyse M. Péloquin.

Pour sa part, il accueillera les jeunes au sein de son entreprise. « Je veux stimuler le côté créatif des jeunes. Il y a tout un volet rationnel à l’entrepreneuriat, mais il y a aussi un volet de créativité et d’innovation. Je vais faire un atelier, les jeunes vont venir directement à l’agence et vont suivre une formation axée sur la créativité et l’art de penser autrement », explique l’homme d’affaires. 

À quoi ressemble une journée typique au camp ? « On se lève vers 7 h, on déjeune et l’on a des conférences avec des entrepreneurs, explique Claire Côté. On parle du côté cœur, passion, valeur, ce qui représente les bases du club. On n’est pas tout à fait dans la technique pour l’instant, on garde ça pour l’an deux. L’après-midi, on fait de l’activité physique et comme ça reste un camp de vacances, on s’amuse. On termine le tout avec un défi professionnel. »

C’est au centre d’escalade Vertige que les entrepreneurs et l’administration du nouveau camp ont annoncé la création du club. Selon Mme Côté, cette place représente bien le métier. « Comme entrepreneur, les gens vont trouver une prise, vont s’appuyer, vont grimper doucement. Parfois, il faut changer de chemin dans le but de s’élever vers les plus hauts sommets, même si ça donne le vertige », dit-elle.  

Chloé Daigle et Clémence Péloquin, âgées de 14 ans, participeront à ce premier camp. « Ça m’intéresse de connaître le quotidien et les valeurs des entrepreneurs, décrit Chloé. Je regarde ma mère qui est passionnée de son métier et qui partage ses idées et ça m’intéresse. J’aime beaucoup de choses, dont la mode, le linge et les films. La production m’a déjà intéressée. Je ne sais pas encore où je vais aller. »

« Moi, je pense que ça va nous aider à nous développer et découvrir si l’on aime ça, continue Clémence. On va développer notre créativité. Je suis intéressée par l’entrepreneuriat. J’ai plusieurs champs d’intérêt, mais j’aime le domaine des sports. Je pourrais démarrer une entreprise dans ce domaine, mais j’ai encore beaucoup à explorer. »