Le terrain de plus d’un million de pieds carrés sur lequel est situé le bunker du chapitre de Sherbrooke des Hells Angels pourrait être annexé à la zone de conservation de la Ville de Sherbrooke.
Le terrain de plus d’un million de pieds carrés sur lequel est situé le bunker du chapitre de Sherbrooke des Hells Angels pourrait être annexé à la zone de conservation de la Ville de Sherbrooke.

Transformer l'ex-propriété des Hells en zone de conservation?

Le terrain de plus d’un million de pieds carrés sur lequel est situé le bunker du chapitre de Sherbrooke des Hells Angels pourrait être annexé à la zone de conservation de la Ville de Sherbrooke.

Même s’il est encore très tôt pour statuer sur l’avenir du terrain et du bâtiment dont la saisie a été confirmée, jeudi, par la Cour suprême du Canada, le président du comité consultatif d’urbanisme (CCU) de la Ville de Sherbrooke Vincent Boutin croit que la préservation de ce terrain situé entre les anciennes limites de Sherbrooke et Lennoxville pourrait être une avenue intéressante.

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Le zonage mixte de ce terrain permet la construction résidentielle unifamiliale, multifamiliale et même collective, par la présence du couvent situé juste à côté, ainsi que la construction commerciale.

« C’est un terrain considérable situé dans une zone déstructurée. Il n’y a pas de développement cohérent. La zone de conservation située à l’ouest se rend jusqu’à une autre zone située près de l’école du Phare où aucun développement n’est prévu avant 20 ans. À mon avis, il pourrait y avoir une belle opportunité pour atteindre le 17 pour cent de préservation de notre territoire. Il n’est pas exclu que la Ville puisse aussi vendre la propriété », estime le conseiller municipal et président du CCU.

État des lieux

L’avenir du bâtiment aux toits rouges décrit comme une fortification lors de la guerre des motards, pourrait davantage être scellé par son état de décrépitude que par le symbole criminel qu’il représente.

« Ça fait onze ans que ce bâtiment n’est pas habité, alors juste par ce fait ce ne serait pas une bonne idée de le garder. Même sans bâtiment, cet endroit pourrait cependant servir de départ à des sentiers dans une éventuelle zone de conservation », indique M. Boutin.

Pour le moment, le terrain de 113 548 mètres carrés appartient légalement au procureur général du Québec, mais c’est le directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec (DPCP) qui en assure la gestion.

« Il devra y avoir des discussions avec le DPCP pour le titre de propriété. Par la suite, le comité exécutif et le conseil municipal devront tenir une réflexion sur l’avenir de cet endroit », explique Vincent Boutin. René-Charles Quirion