La famille Rancourt-Giguère lors de leur passage en Guadeloupe.

Tour du monde en catamaran : les Rancourt-Giguère coincés en Martinique

Partie faire le tour du monde en catamaran l’été dernier, la famille Rancourt-Giguère s’est arrêtée dans une baie de la Martinique, où elle entend demeurer pour une période indéterminée. François Rancourt et Annik Giguère suivent la situation d’heure en heure, au moment où la population et les plaisanciers voient une panoplie de mesures être mises en place à la vitesse grand V.

Joint vendredi matin, François Rancourt souligne que l’entraide est grande entre les familles de navigateurs comme la sienne. Les navigateurs se relaient l’information officielle comme les communiqués des préfectures, les arrêtés ministériels ou l’information venant des médias traditionnels, parce qu’il peut être facile de s’embourber dans les fausses nouvelles. « On se relaie l’information en temps réel sur les mesures adoptées », souligne-t-il en racontant que plusieurs îles ont fermé leurs frontières dans les Caraïbes. 

La famille se trouve au mouillage de Sainte-Anne, dans une assez grande baie qui est très bien protégée, décrit François Rancourt, un ancien citoyen de Wotton. Jeudi, le père de trois enfants est allé reconduire sa belle-mère à l’aéroport pour qu’elle puisse retourner au Québec.

Au moment d’écrire ces lignes vendredi, la famille avait accès à un ponton et un quai au village de Sainte-Anne, mais les motifs de déplacement sont limités. François Rancourt souligne qu’il faut une attestation pour circuler, qui prévoit certains motifs, dont l’approvisionnement. Si les gens se rendant sur l’île ne l’ont pas lors du contrôle routier, ils s’exposent à une amende salée.

« Sur le bateau, on est habitué d’être en confinement », lance-t-il en évoquant la traversée de l’Atlantique. On est habitué de gérer l’approvisionnement. On a réussi à stocker le bateau sans exagérer, de façon raisonnable. On a accès au quai, à une petite épicerie, on est en autonomie complète. » 

« On est avec des bateaux copains ancrés à côté de nous. Ils ont des familles aussi. On se soutient. »

La Martinique est un territoire français. La famille avait passé les Fêtes au Cap-Vert avant d’entreprendre sa traversée vers les Caraïbes.

« La vie continue », souligne celui qui a vécu en Tunisie avec sa famille avant d’entreprendre ce long périple. « Il n’y a pas d’arrêt de l’école, ça, c’est l’avantage », note François Rancourt, alors que des milliers d’élèves sont en congé forcé au Québec et au Canada.

Des nouvelles de D Bus Life

Par ailleurs, Catherine L’Italien et Patrick Maillé, ce couple d’Orford qui voyage en autobus scolaire converti, tente actuellement de voir comment il peut rentrer. Il se trouve actuellement en Argentine. Rappelons qu’il a entrepris un périple qui lui a fait découvrir l’Amérique du nord au sud, et souhaitait se rendre à Ushuaia, en Argentine. Au moment d’écrire ces lignes, le couple était en contact avec l’ambassade pour voir de quelle façon il pourrait rentrer.