Le nombre de véhicules électriques sur les routes estriennes grimpe encore, selon les chiffres révélés par le CAA-Québec et l’AVEQ jeudi.
Le nombre de véhicules électriques sur les routes estriennes grimpe encore, selon les chiffres révélés par le CAA-Québec et l’AVEQ jeudi.

Toujours plus de véhicules électriques

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
Le nombre de véhicules électriques (VÉ) sur les routes de l’Estrie continue de grimper de façon importante, même s’ils demeurent marginaux dans le parc automobile.

Selon les chiffres révélés par le CAA-Québec et l’AVEQ jeudi, on comptait 3306 VÉ en Estrie, soit 1,2 pour cent du total des voitures sur le territoire au 30 septembre 2019. Toutefois, ce chiffre était de 2859 en juin 2019 (1 %) et 2162 au 31 décembre 2018 (0,7 %).

On constate aussi que l’Estrie continue à se maintenir dans les premières régions québécoises pour ce qui est de l’électrification des véhicules.

À l’échelle québécoise, le nombre de VÉ a bondi de 71 % en un an, notamment en raison des subventions, mais aussi parce que l’autonomie de plusieurs modèles populaires se compare désormais à celle d’une voiture à essence, note la CAA.

Il s’agit du deuxième meilleur trimestre de l’histoire dans l’absolu. Les enregistrements de véhicules électriques (VÉ) ont atteint les 60 784, selon les données de la SAAQ, en date du 30 septembre 2019.

« Le véhicule électrique fait partie de la solution pour réduire nos émissions de GES et il faut continuer à le mettre de l’avant », commente Pierre-Serge Labbé, vice-président des services automobiles pour le CAA-Québec.

« Avec les progrès de la technologie et la diminution des coûts, ça devient un choix sensé pour de plus en plus de gens. »

Windsor devant Asbestos

La Chevrolet Volt demeure la plus vendue en province, avec près de 12 000 unités (20 % de la flotte, par rapport au dernier trimestre). La Nissan LEAF suit en deuxième place avec 8222 véhicules (13 %). La Tesla Model 3 connaît une progression de 1620 enregistrements, soit 44 % de croissance, mentionne-t-on.

La courbe de croissance de VÉ en Estrie suit exactement celle de la Montérégie, région où on enregistre le plus de voitures vertes au Québec. Au 30 septembre 2019, on répertoriait 16 459 véhicules mus par le courant électrique, soit 1,3 pour cent du parc automobile. Fin juin 2019, il y avait 14 134 VÉ sur les routes de cette région (1,1 %).

En Estrie, c’est à Windsor qu’on roule le plus à l’électricité, avec 1,3 pour cent des véhicules le 30 septembre. Vient ensuite Asbestos, où 1,2 % pour cent des véhicules sont électriques. 

À Sherbrooke, la flotte comprend 1471 unités (1,2 %). Au 30 septembre 2018, il y avait 1015 VÉ dans les rues de la capitale estrienne.

Rappelons qu’au début de novembre la Ville de Sherbrooke annonçait qu’elle fait une pause dans la distribution de subventions pour l’ajout de bornes de recharge résidentielles chez les acheteurs de véhicules électriques. Ayant dépensé toute l’enveloppe réservée à cette fin, la Ville souhaite se pencher sur une nouvelle formule pour 2020.