Parmi les nouveautés de cette année, la disposition d’une scène surélevée a rendu plus visible les performances des artistes, dont le DJ Étienne Côté-Paluck.

Tête-à-tête avec les chefs du centro

Le comité organisateur de la soirée Bouffe ton Centro a mis les bouchées doubles pour la quatrième édition de l’événement gastronomique. Un tête-à-tête étonnant entre les bien-aimés chefs du centre-ville et pas moins de 700 épicuriens.

De nombreuses nouveautés étaient au menu, notamment la répartition de kiosques sur deux paliers du stationnement, ce qui a permis l’accueil de plus de 300 personnes additionnelles ainsi que la disposition d’une scène surélevée, plus visible que par les années passées. 

« La barre est haute pour l’an prochain », lance une très satisfaite Annie Faucher, vice-présidente de l’Association des gens d’affaires du centre-ville de Sherbrooke.

Chacun des restaurateurs s’est ainsi installé à un charmant et personnalisé kiosque fixe, prêt à recevoir les invités. Afin de permettre un rationnement équitable, ces derniers étaient munis d’un passeport à poinçonner. 

Bien s’agencer

Afin de partager un peu de sa culture à la ville qu’il a adoptée depuis huit ans, le chef du Auguste, Julien Hamont, a préparé des galettes bretonnes à la saucisse de la ferme Lennon, qu’il a complimentées de moutarde ou ketchup maisons au choix. 

L’agencement le plus surprenant de la soirée a toutefois été la barbe à papa au foie gras de L’Empreinte – Cuisine soignée. 

« C’est une belle solidarité entre les restaurants du coin. On organise un gros party ensemble et ça nous sort de nos cuisines », confie Gabriel Légaré, copropriétaire du Café Général. C’est aussi l’occasion d’amener une nouvelle clientèle jusqu’à son commerce de la rue Alexandre, ajoute-t-il. 

Après une bonne razzia de bouchées, ses mini « tartes pop » aux fraises se mariaient à merveille aux cafés jazzés du Cortado, le café ambulant sherbrookois de Simon Dugrenier. 

Un autre ajout signé par l’édition 2018 : le populaire bar sans alcool, tenu par nul autre qu’André Duncan, le mixologue sherbrookois primé. 

« Je suis le gars qui va rendre le lendemain plus facile pour bien du monde », a-t-il rigolé. N’empêche que ses trois mocktails ont eu la côte au point de provoquer une rupture partielle de stocks. 

Érica Beltrano, copropriétaire du restaurant Lupa a été surprise par la demande en mariage de son conjoint, Alexandre Angers, accompagné de leur fille.

Nouveaux fiancés

À son plus grand étonnement, Erica Beltrano, propriétaire du restaurant Lupa et membre du comité organisateur Bouffe ton centro, s’est vu demander sa main sur scène devant tous les invités. 

Son conjoint Alexandre Angers planifiait le coup depuis quelques semaines. « C’est ma fin de semaine préférée de toute l’année, il le savait! » a-t-elle confié à La Tribune, encore sous le coup de l’émotion. 

Le plan avait même failli tomber à l’eau, puisque Mme Beltrano et leur fille n’étaient revenues de voyage que la journée même, après que leur vol ait été annulé.

La soirée a pris fin avec une prestation enflammée de Radio Radio.