Vincent Boutin

Terrains de soccer : Boutin défend ses appuis

Le conseiller Vincent Boutin a-t-il gonflé artificiellement les appuis qu'il a obtenus pour souligner la pertinence d'investir dans les terrains de soccer à Sherbrooke? C'est ce que laisse entendre un citoyen qui déplore l'utilisation que fait le conseiller d'une page privée qu'il gère sur Facebook.
M. Boutin réagissait à une affirmation de sa collègue Hélène Dauphinais, qui trouvait « effrayant » la quantité d'argent investie dans les terrains de soccer. Il invitait ses abonnés Facebook à formuler leur désaccord avec Mme Dauphinais. « Si vous êtes comme moi et trouvez qu'au contraire, c'est plutôt certains de nos terrains qui étaient effrayants et qu'on se devait d'investir et de mettre des efforts dans la réfection de nos terrains sportifs, je vous demande d'aimer et de partager cette publication », écrivait-il.
En journée jeudi, le statut avait été partagé environ 120 fois et avait généré une vingtaine de commentaires. M. Boutin affirmait qu'aucune de ses publications n'avait connu autant de succès sur sa page publique.
Sur la page Facebook de la Ligue de hockey les bronzés du mercredi soir, un groupe fermé, Vincent Boutin invite ses amis à l'appuyer. « Les gars, c'est rare que je vous demande ça, mais pouvez-vous liker la publication sur ma page svp », écrit-il.
« Est-ce que je peux utiliser les canaux de communication que je veux? Je suis étonné d'entendre que ça pose problème. La réponse des gens sur ma page était pourtant probante. Ce sont des communications. Mais plusieurs des gens qui ont partagé ma publication ne sont même pas des gens que je connais. C'est vrai que j'ai demandé aux gens sur mon groupe de partager, mais ce n'est pas un groupe de 1000 personnes. »
Le groupe compte en effet 53 membres. « Ce que j'ai dit au sujet des partages, c'est qu'aucune autre publication, à part celle sur la patinoire Bleu Blanc Bouge, n'avait suscité autant de réactions. Ça démontre un intérêt. »
La conseillère Hélène Dauphinais, qui est l'objet du désaccord initial, déplore cette façon de faire. « Quand on dit que le parti est organisé, on le voit dans des manoeuvres comme celle-là. C'est un peu pathétique d'utiliser des moyens comme ça. »
Mme Dauphinais rapporte que les citoyens ont souvent peur de dénoncer ce genre de situation. « Ils ont peur de le dire sur la place publique à cause des conséquences. »
Quant aux dépenses dans les terrains de soccer, elle déplore principalement des investissements intervenus au parc du Debonair pour transformer des terrains à 11 joueurs en terrains à 9 joueurs.