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Télétravail, pandémie et confinement
Télétravail, pandémie et confinement
La surcharge cognitive peut survenir plus facilement en ce moment en raison du caractère anxiogène de l’information qui circule sur la pandémie mondiale, le déconfinement et la situation catastrophique dans les CHSLD du Québec.
La surcharge cognitive peut survenir plus facilement en ce moment en raison du caractère anxiogène de l’information qui circule sur la pandémie mondiale, le déconfinement et la situation catastrophique dans les CHSLD du Québec.

Attention à la surcharge cognitive

SHERBROOKE — Êtes vous stressé ou anxieux et n’arrivez pas à reprendre le dessus? Est-ce qu’une simple tâche devient soudainement plus complexe? Ou est-ce que vous avez de la difficulté à vous concentrer? Peut-être souffrez-vous de surcharge cognitive.

Ce phénomène se produit lorsqu’on tente de mener à bien trop de tâches en même temps.

« La surcharge cognitive c’est un épuisement à force de toujours changer d’une tâche à l’autre parce que ça demande un effort d’adaptation à notre cerveau, explique Charles-Antoine Barbeau-Meunier, étudiant en médecine et doctorant en neuroimagerie à l’Université de Sherbrooke. Notre cerveau traite beaucoup d’information et il va garder en mémoire toutes les tâches qu’il est en train de faire. Un peu comme quand on a une douzaine d’onglets ouverts sur un navigateur web. Ça accumule pour le cerveau un stress de devoir constamment s’adapter. »

Le contexte de télétravail dans lequel se retrouvent plusieurs centaines de milliers de Québécois en est un propice à la surcharge cognitive puisque le temps d’écran augmente et que les tâches familiales ou personnelles peuvent s’ajouter.

« Il y a tellement d’information qui passe par les écrans que c’est un environnement où c’est facile d’être en surcharge cognitive, mentionne M. Barbeau-Meunier, également cofondateur et président de l’OSBL Bien-être numérique. On peut facilement recevoir des notifications en lisant un texte ou en participant à une conférence. On peut être exposé à tout ça en même temps. »

La surcharge cognitive peut aussi survenir plus facilement en ce moment en raison du caractère anxiogène de l’information qui circule sur la pandémie mondiale, le déconfinement et la situation catastrophique dans les CHSLD du Québec.

« Notre mécanisme de défense face à l’incertitude est de la réduire alors on plonge dans toute l’information qui sort, mais c’est très difficile pour le cerveau de suivre tout ça. Et ça peut être des informations stressantes. »

Charles-Antoine Barbeau-Meunier

Un canal vers le stress

Sans l’associer à un épisode de stress aigu ou une crise, la surcharge numérique mène vers le stress et l’anxiété chronique selon Charles-Antoine Barbeau-Meunier. Parmi les solutions pour reprendre le contrôle figurent bien évidemment de bien encadrer le temps passé sur les écrans, de diviser les gros projets en plusieurs petites tâches que l’on peut compléter une à la fois, mais aussi la pratique d’un sport ou d’une activité relaxante.

« Quand on associe le sport au sentiment de bien-être, on pense toujours à l’endorphine, mais on néglige le fait qu’on va chercher beaucoup de repos cognitif. Le sport est très axé sur le moment présent. La surcharge cognitive est un mal très caractéristique de notre époque et c’est pour ça qu’il y a un regain d’intérêt pour les activités plus contemplatives comme le yoga, la méditation ou l’escalade par exemple. Ce sont des activités ou tu ne fais qu’une seule tâche. Ça apporte un grand repos cognitif. »