Bernard Sévigny et Serge Paquin

Surplus de 8,5 M$ en 2016 à la Ville de Sherbrooke

La Ville de Sherbrooke a enregistré un surplus de 8,5 M$ en 2016 sur un budget de 427 M$, pour un surplus accumulé de 15,8 M$. Cette marge est jugée mince par le directeur du Service des finances, François Poulette, et le maire Bernard Sévigny.
Les surplus non budgétés émanent entre autres des taxes à 1,3 M$, des amendes et intérêts pour 1 M$ et des contributions d'Hydro-Sherbrooke, supérieures de 2,1 M$.
Selon le rapport financier 2016, ce sont 202 M$ qui proviennent des taxes.
« Les taxes sont à peu près 80 ou 90 % des revenus dans une ville habituelle. Ici, nous avons l'avantage d'avoir un réseau électrique qui nous amène des revenus d'Hydro. Sherbrooke est particulière à cause du réseau électrique. Le 23 M$ de profits d'Hydro, ce sont 23 M$ que nous n'allons pas chercher dans les poches des citoyens », explique François Poulette.
La vente d'électricité entraîne des revenus de 167 M$, un peu moins qu'en 2015. Les charges d'Hydro-Sherbrooke ont toutefois été moins élevées en 2016 que l'année précédente.
Les dépenses dans le réseau d'électricité s'élèvent à 127 M$. La sécurité publique entraîne des déboursés de 57 M$ alors que le remboursement de capital sur la dette est de 50 M$.
M. Poulette qualifie de raisonnable la marge de manoeuvre dégagée par la Ville. « L'objectif est d'avoir un léger surplus et c'est ce que nous avons, parce que c'est en bas de 2 % du budget. C'est tout simplement une saine gestion. Ce n'est pas épais comme coussin. Ce n'est que confortable. Perdre un million, c'est assez facile. Il suffit d'une grosse tempête et ça coûte très cher. »
Bernard Sévigny prévient que les quelque 15 M$ en surplus incluent un fonds de roulement. « Nous rapatrierons 7 M$ pour boucler le budget de l'année suivante. Nous avons l'obligation d'équilibrer le budget. Nous ne pouvons pas faire de déficit. Donc quand nous faisons le budget, il y a toujours un peu de conservatisme. C'est mieux d'arriver en haut qu'en bas. C'est la raison pour laquelle nous nous en servons comme fonds de roulement. Donc en réalité, ce sont 8,5 M$ qui sont le véritable surplus. C'est très mince. C'est à peine 2 % du budget municipal. On roule sur le fer. »
Le litige entourant les régimes de retraite réduit légèrement le surplus enregistré par la Ville. « Il y a un petit coût additionnel parce que l'entente n'est pas signée en vertu de la loi 15. Ces ententes sont en négociations. Tant que ce n'est pas signé, nous travaillons avec les anciennes règles. Les montants dépensés ne sont pas rétroactifs », prévient François Poulette. La loi 15 permettra le partage des coûts des régimes de retraite à parts égales entre la Ville et ses employés.