L’usine Supermétal de Sherbrooke est à la recherche de soudeurs-assembleurs pour travailler dans sa nouvelle surface de travail de 45 000 pieds carrés. Sur la photo, Martin Lafrance , directeur des ressources humaines de l’entreprise.

Supermétal: trouver 50 employés en 50 jours

50 employés en 50 jours, voilà le défi que s’est lancé le fabricant de charpentes métalliques Supermétal de Sherbrooke pour pallier son manque important de soudeurs-assembleurs. Cette forte demande est reliée à l’ajout de 45 000 pieds carrés de surface de travail qui représentent désormais 40 % de la surface totale de l’usine située sur la rue de la Courcelette.

« On est dans une situation où l’embauche est extrêmement difficile, explique Martin Lafrance, directeur des ressources humaines. On ne trouve pas de gens. Ça fait en sorte qu’on ne cherche pas de nouveaux contrats parce qu’on n’a pas la main d’œuvre pour le faire. »

« Les métiers traditionnels sont moins recherchés par les jeunes, admet-il. Ils se tournent beaucoup vers l’informatique ou des métiers qui ne sont pas manufacturiers. Ils se forment donc moins de soudeurs-assembleurs qu’avant, c’est certain. »

De toutes les installations de Supermétal en Amérique du Nord, Sherbrooke est celle qui peut fabriquer les plus grosses pièces. L’espace et la capacité de levage des grues internes permettent à l’usine de produire des charpentes de métal pouvant peser jusqu’à 85 tonnes. Celles-ci servent ensuite pour des ponts et viaducs comme l’échangeur Turcot à Montréal. Supermétal a également des contrats à Calgary, Niagara Falls et pour le MIT à Boston.

« Les pièces doivent être fabriquées de façon très précises pour s’assembler facilement sur le chantier de construction, explique Martin Lafrance. On en sort seulement quelques-unes par semaine. »

L’usine de Sherbrooke, qui se spécialise justement dans les contrats pour les ponts, organise une foire d’emploi jeudi à Sherbrooke à l’Hôtel Times de Sherbrooke de 8 h à 17 h.

Et pas nécessairement besoin d’être un expert soudeur.

« On a réussi à former des gens qui n’avaient aucune base, ajoute M. Lafrance. On offre une zone-école. Quelqu’un va leur montrer tous les concepts et la théorie. On va leur mettre un fusil à souder dans les mains et ils vont pouvoir se pratiquer. »

L’entreprise fait également partie d’un projet pour recruter des travailleurs philippins. Un groupe de 20 travailleurs devrait d’ailleurs bientôt arriver en Estrie.

S’ajoutent 19 employés qui ont dû être mis à pied temporairement lorsque l’entreprise a orienté sa production vers les ponts. Ils devraient toutefois tous réintégrer l’entreprise prochainement lors de l’obtention d’un nouveau contrat.

« Le problème qui s’est manifesté lorsqu’on a décidé de faire des ponts, c’est que ça prend énormément de place et on ne peut pas occuper tous nos employés. Avec notre nouvel espace, on va pouvoir ramener tous ces employés dès que nous aurons un nouveau contrat. Ils devraient revenir au mois de mai. »

Supermétal est basée à Lévis et exploite également des usines en Alberta et en Caroline du Sud.