Dans son budget 2020, la Société de transport de Sherbrooke prévoit l’achat de huit autobus hybrides.

STS: des hybrides, des abribus et des panneaux à messages variables

Huit nouveaux autobus hybrides, dix nouveaux abribus et plus de 20 panneaux à messages variables : la Société de transport de Sherbrooke (STS) a déposé un budget de 37 M$ pour 2020 lors de son conseil d’administration mercredi. Si l’ajout de service demeure dans la mire de l’organisation, les tarifs moyens pour les usagers, à l’exception du paiement comptant, augmenteront de 1,7 %.

Le président de la STS, Marc Denault, présentait mercredi les grandes lignes du budget 2020 de son organisation, tout en dressant un bilan positif de la dernière année. À 37 M$, les investissements réalisés par la société de transport seront plus élevés de près de 5 % par rapport au budget projeté de 2019. « La contribution municipale sera de 16 M$, soit environ 300 000 $ de plus qu’en 2019. L’argent supplémentaire nous servira de levier pour augmenter les services ». Proportionnellement, la Ville de Sherbrooke contribuera néanmoins à 43 % du budget de la STS. « C’est majeur! » dit M. Denault.

Si M. Denault parle de 14 M$ en immobilisations l’an prochain, citant les autobus hybrides, les abribus de remplacement et les panneaux à messages variables qui permettront aux usagers de savoir combien de temps il reste avant l’arrivée du prochain autobus, une grande partie de cette somme, environ 80 %, devrait provenir de subventions. Au programme des immobilisations 2020-2025, pour cinq ans, les immobilisations représenteraient des projets de 83 M$. Un record selon le président.

Une autre amélioration envisagée serait la possibilité de recharger la carte Vermeilleuse à partir de son propre ordinateur.

« Nous avons une vision de croissance pour augmenter notre offre et conclure encore plus de partenariats. Nous avons souvent parlé du REM à Montréal, du tramway à Québec, de Lévis et de Gatineau, mais maintenant, c’est notre tour. »

Pour l’avenir, Marc Denault laisse d’ailleurs savoir que les premiers autobus complètement électriques seront acquis en 2021 et que tous les nouveaux autobus seront électriques à partir de 2023. « Nous ferons une économie de carburant et le coût d’entretien sera plus faible. »

Une grande partie du budget sera évidemment consacrée à la rémunération du personnel.

Quant à la tarification, le paiement comptant sera toujours de 3,30 $ en 2020, mais le laissez-passer mensuel passera à 80,80 $.

« Nous avons connu des augmentations de service la fin de semaine et en soirée. Nous sommes rendus à 38 000 heures de bonification, ce qui a généré des revenus supplémentaires de 500 000 $. Il reste des ajouts de service à faire d’ici cinq ans, entre autres dans le secteur ouest de la ville. Le défi sera de livrer encore plus en 2020. Nous regarderons d’abord sur nos axes structurants pour aller chercher des usagers additionnels. »

Marc Denault propose d’attendre le début de l’année pour se prononcer sur le nombre d’heures qui seront ajoutées au réseau dans la prochaine année.

Le directeur général Patrick Dobson a pour sa part relevé une hausse d’achalandage de 1,5 % en 2019, une des hausses les plus importantes des dix dernières années. « Dans le futur, nous miserons beaucoup sur l’électrification et la modernisation du garage. »

La dernière année a vu des changements majeurs survenir, entre autres avec la fermeture de la station du Dépôt et le réaménagement de la station au Carrefour de l’Estrie. Le transport adapté a quant à lui connu un achalandage de 4 % supérieur.

Le plan stratégique de la STS devrait être présenté à la population en 2020.

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Marc Denault

La STS a écouté la vérificatrice générale

Des véhicules qui circulaient malgré une défectuosité, du travail fait en double, un système informatique désuet : la vérificatrice générale, Andrée Cossette, avait noté plusieurs lacunes à la Société de transport de Sherbrooke (STS) dans son rapport 2019. Le président de l’organisation, Marc Denault, assure qu’on répond ou répondra aux 44 recommandations de la vérificatrice pour améliorer les façons de faire. 

M. Denault confirme qu’un plan d’action, qu’il ne souhaite pas rendre public, a été déposé en atelier de travail du conseil d’administration de la STS. « Nous sommes rendus à plus de 50 % des actions qui sont initiées. Nous en réaliserons certaines d’ici la fin de 2019. Nous sommes très proactifs à trouver des solutions à ces recommandations. » 

Il précise qu’un état de la situation sera rendu public en février. « Nous avons toujours été transparents et nous le serons encore. »

La sécurité d’abord

Le président de la STS confirme que certaines recommandations nécessitent des investissements qui ont été inscrits au budget 2020. « Ce sont des gestes que nous prenons au sérieux. Nous avons aussi une capacité de réalisation. Nous avons donné la priorité à la sécurité. »

L’acquisition d’un logiciel au coût de 1,6 M$ devrait notamment permettre de corriger certaines lacunes. 

Le directeur général Patrick Dobson assure pour sa part que toutes les failles liées à la sécurité ont été corrigées. « Nous avons un logiciel qui est désuet, mais qui fait quand même un minimum de travail. Nous avons réalisé qu’il y avait un problème de configuration. Les gens faisaient bien leur travail, mais des autobus étaient déclarés conformes alors qu’ils ne l’étaient pas en raison de bris mineurs. Ça, c’est réglé. »

La STS poursuit ses discussions avec la vérificatrice générale pour qu’elle approuve le plan d’action. « Par exemple, appliquer un système de gestion de maintenance assisté par ordinateur prend deux ou trois ans. C’était dans notre plan d’investissement avant même la vérification. »