Le candidat indépendant à la mairie, Steve Lussier, affirme qu’il est temps de s’occuper des cours d’eau qui traversent la ville de Sherbrooke. « L’eau, c’est la base de toute la vie. [...] On n’a pas le droit de laisser continuer cette pollution qui affecte directement notre qualité de vie. »

Steve Lussier veut améliorer la qualité des cours d’eau

Advenant son élection, le candidat à la mairie Steve Lussier s’engage à améliorer la qualité des cours d’eau à Sherbrooke. « Quand on pense que deux superbes rivières traversent Sherbrooke en plein cœur, il est impensable de voir que la qualité de l’eau n’est pas mieux gérée », dénonce M. Lussier.

Le candidat indépendant à la mairie a profité d’une conférence de presse mardi pour déplorer l’inertie des administrations précédentes alors que l’on retrouve 122 points de déversements des eaux usées dans les rivières Magog et Saint-François.
« Historiquement, la population se baignait dans ces cours d’eau, mais, avec 122 points de déversements enregistrés dans les deux rivières, c’est comme si on acceptait que les toilettes et les eaux usées polluent ce que nous avons de plus beau et de plus important », estime M. Lussier.
Pour renverser cette situation, le candidat à la mairie s’engage à faire appel à l’expertise de l’Université de Sherbrooke et des associations de lacs et rivières en matière de cours d’eau.
« J’ai en ma possession deux mémoires, écrits respectivement par l’Association de la Rivière Magog inc. (ARMI) et par deux étudiants à la maîtrise en environnement à l’UdeS, qui me seront grandement utiles. Le mémoire préparé par l’ARMI a été présenté à la Ville en 2016 et croyez-moi, croyez-moi pas, il n’y a rien qui a bougé depuis ce temps.
« On va s’en servir de ces mémoires-là. Je ne suis pas un expert des cours d’eau, mais je vais travailler avec l’université et avec les villes en amont et en aval des rivières pour qu’on améliore les choses », a-t-il soutenu.
Améliorer la qualité... à petit prix
Steve Lussier est d’avis qu’il est possible de régler les problèmes de déversement dans les cours d’eau qui traversent la ville — on en compte environ 1200 par année — à un coût raisonnable.
« C’est sure qu’on ne peut pas régler ce problème à court terme. Ça couterait beaucoup trop cher et les gens ne veulent pas qu’on augmente les taxes. C’est pourquoi je propose de s’attaquer à ce problème sur une période de dix ans. Je compte également demander aux autres villes traversées par les rivières de participer à l’effort ainsi qu’aux gouvernements. On pourrait peut-être même devenir une ville modèle! »