L’application B-CITI a été téléchargée 14 900 fois, ce qui inclut les utilisateurs qui s’en servent uniquement pour connaître les levées et les interdictions de stationnement sur rue la nuit, en hiver.

Stationnement au centre-ville : l’application encore méconnue

Après une année d’exploitation, l’application B-CITI, qui permet de payer son stationnement au centre-ville, a été utilisée pour 15 % des transactions. Elle a généré un peu plus de 10 % des revenus de stationnement entre décembre 2016 et décembre 2017.

Selon les données obtenues par La Tribune, les revenus liés à B-CITI s’élèvent à 151 166 $ pour cette période. Les revenus totaux de stationnement sont pour leur part de 1 391 000 $, un peu moins que dans toute l’année 2016 (1 398 501 $). La Ville de Sherbrooke rapporte 80 175 transactions effectuées avec l’application. De ce nombre, 30 % proviennent de la banque d’heures prépayées qui permettent de libérer un espace de stationnement et d’ajuster le paiement à la minute près.

La Ville révèle par ailleurs que B-CITI a été téléchargée 14 900 fois, ce qui inclut les utilisateurs qui s’en servent uniquement pour connaître les levées et les interdictions de stationnement sur rue la nuit, en hiver.

Il n’a pas été possible de dégager des données concernant les contraventions distribuées pour le stationnement dans un secteur spécifique comme le centre-ville.

Le président de l’Association des gens d’affaires du centre-ville (AGACV), Alexandre Hurtubise, s’est montré surpris de ces statistiques. « Environ 15 % des transactions pour une première année, c’est bien, mais cette statistique doit augmenter au fil des années. Pour moi, B-CITI est clairement un avantage. Personne ne se plaindra qu’il y a une application pour payer le stationnement. Il y a souvent des petits bogues, mais ils sont très ponctuels. Je pense qu’il est tout à fait nécessaire de l’avoir. »

M. Hurtubise pense qu’il faudra peut-être publiciser à nouveau l’existence de cet outil. « Il y a probablement un travail de communication à faire pour augmenter la proportion des gens qui l’utilisent. Dans les 85 % qui restent, plusieurs ont un téléphone intelligent et représentent une clientèle pour qui ça pourrait être intéressant. C’est certain que ça répond à un besoin. »

Propriétaire de Glori.us et ancien président de l’AGACV, Jean-François Bédard a milité pour l’implantation de cette technologie. « Je savais que ce serait un game changer. Quand ça fait longtemps qu’un client est dans la boutique, c’est génial. En évitant de retourner à son véhicule, le client prolonge son temps de magasinage. Ça bonifie son expérience et oui, il y a probablement un impact sur le chiffre d’affaires. »

M. Bédard offre de payer le stationnement de ses clients. Toutefois, depuis l’arrivée de B-CITI, plusieurs ont déjà défrayé la facture en se présentant dans son commerce. « Je me souviens, au début, il fallait faire de l’éducation. Mais nous n’en faisons presque plus dans le commerce. À 15 % des transactions, c’est déjà mieux que la roulette que la Ville avait mise en place avant l’application. »

Selon M. Bédard, les commerçants réclament maintenant des accommodements ponctuels, entre autres la gratuité du stationnement après les heures de bureau dans le temps des Fêtes. « Ça stimulerait l’achat local, mais il y a plus ou moins d’ouverture de la Ville. »

Alexandre Hurtubise confirme qu’il effectue des comparaisons avec d’autres villes pour connaître les heures de tarification. « Une chose est certaine, c’est qu’il faut tenir compte du fait que le stationnement est au maximum de sa capacité alors que le développement commercial et résidentiel ne l’est pas. »

Le centre-ville de Sherbrooke compte 1970 places de stationnement et 74 horodateurs. Le développement de l’application B-CITI a coûté 15 000 $.

Revenus de stationnement à la Ville de Sherbrooke

2014 : 1 285 229 $
2015 : 1 331 080 $
2016 : 1 398 501 $
2017 : 1 391 000 $