La Ville de Sherbrooke lance un projet-pilote pour envoyer des notifications directement sur le téléphone intelligent des citoyens qui le souhaiteront pour les informer s'il est possible de stationner leur voiture la nuit en bordure de la rue cet hiver.

Stationnement : la Ville enverra des alertes cellulaires

Cet hiver, les Sherbrookois pourront savoir rapidement s'il est permis de stationner leur voiture dans les rues la nuit. La Ville lance un projet-pilote pour envoyer des notifications directement sur le téléphone intelligent des citoyens qui le souhaiteront.
Le projet-pilote de 10 000 $ utilisera B-CITI, l'application qui permet déjà de payer le stationnement au centre-ville. Une note pourra être envoyée quotidiennement pour préciser la nature de l'interdiction.
Pour l'hiver 2017-2018, l'interdiction de stationnement nocturne pourrait être levée du 15 novembre au 5 janvier et du 15 mars au 31 mars si les conditions météorologiques le permettent ou si aucune opération d'entretien n'est prévue.
L'an dernier, même si l'interdit de stationnement a été levé 44 fois sur une possibilité de 58 nuits, on notait un accroissement de 15 % des contraventions. Plusieurs automobilistes ne vérifiaient pas sur le site de la Ville avant de se stationner dans la rue et certains se sont plaints d'avoir mal compris les directives de la municipalité.
Sara Corriveau, directrice du Service des communications de la Ville de Sherbrooke, indique que les citoyens « souhaitent une approche plus directe pour faciliter l'accès l'information. Nous mettrons donc sur pied un projet-pilote en novembre et nous ferons une campagne de promotion en octobre ».
« Là où ils sont »
Steve Portelance, chargé de communication web, estime que le même genre de notification pourrait servir pour prévenir de travaux ou d'urgences sur le territoire de la ville. « Les notifications sont moins intrusives que les textos. Nous voulons rejoindre les gens là où ils sont. »
L'ajout de bandeaux sur le site web de la Ville et la diffusion de l'information sur les médias sociaux se poursuivraient également. Il est par ailleurs possible de savoir si l'interdiction est levée en téléphonant au 819 821-5858.
Bruno Vachon a souligné l'intérêt de multiplier les plateformes pour communiquer avec les citoyens. « Sinon, on va les perdre. Les notifications sont intrusives au choix des utilisateurs qui peuvent y souscrire ou pas. »
Annie Godbout a voulu savoir pourquoi la levée potentielle de l'interdiction n'était pas étendue à tout l'hiver, surtout que l'information sera disponible avec l'application mobile.
« L'application ne compte pour le moment que 6000 abonnés environ, donc elle ne rejoint pas tout le monde. Par ailleurs, pour la période du 5 janvier au 15 mars, les soirées où nous n'effectuons pas de sorties sont très rares », a répondu le directeur général Yves Vermette.
Pour Rémi Demers, le prix du projet-pilote est tellement abordable qu'il faut saisir l'occasion. « Il y a plusieurs citoyens qui n'ont pas le réflexe de vérifier l'information. Une grosse proportion n'a pas accès à l'application, alors il faudra jouer à deux niveaux pour diffuser l'information. »
Enfin, Jean-François Rouleau a insisté pour que le message soit clair directement sur le terrain, entre autres pour les étudiants de son quartier, qui vont et qui viennent selon les sessions. « Il faut trouver une façon de passer le message de façon autre qu'électronique. »