Station du Dépôt: la Ville pourrait rembourser une importante subvention

L’abandon de la station du Dépôt par la Société de transport de Sherbrooke (STS) pourrait coûter entre 400 000 $ et 800 000 $ à la Ville de Sherbrooke. C’est qu’elle pourrait être forcée de rembourser une partie de la subvention qu’elle a obtenue précisément pour l’aménagement de cette station.

C’est la réponse qu’a fournie la directrice du Service des infrastructures urbaines de la Ville de Sherbrooke, Caroline Gravel, lors de la période de questions de citoyens à l’hôtel de ville lundi. Le citoyen Pascal Cyr avait posé une question à ce sujet.

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« Il y a 20 ans, on a eu une subvention de 1,1 M$ pour financer à 75 % la construction de la station sur la rue du Dépôt. Si ma mémoire est bonne, il y avait des clauses à l’intérieur de cette subvention qui disaient que si on ne faisait pas 40 ans sur la rue du Dépôt, on serait obligé de rembourser la différence », a avancé M. Cyr.

« La question que je me pose : combien serons-nous obligés de payer maintenant qu’on déménage la station de la rue du Dépôt vers la rue King. »

Le président de la STS, Marc Denault, a indiqué que des pourparlers sont entamés avec le gouvernement du Québec. « Du point de vue politique, oui des démarches ont été faites jusqu’à maintenant. Nous avons rencontré les députées [Geneviève] Hébert et [Christine] Labrie pour leur expliquer l’ensemble du projet, parce que le projet n’est pas que de sortir de la station du centre-ville. C’est de mettre en place une station multimodale. »

Caroline Gravel précise que la subvention obtenue il y a 20 ans était divisée en trois volets. « Un volet concernait la durée de 25 ans des infrastructures, qui est passé, un autre pour le bâtiment, qui est le campanile qui est là actuellement, et un volet pour les terrains sur lequel s’appliquerait le retour de subvention.

« Comme le gouvernement du Québec s’est doté d’une politique de mobilité durable, nous sommes en contact eux pour démontrer que le travail qu’on est en train de faire est lié à leurs objectifs et de ne pas pénaliser la Ville de Sherbrooke pour ses ambitions. »

Marc Denault a ajouté que certains projets de subventions méritaient peut-être d’être revus parce qu’ils sont remboursables sur une période de 15 ans. « Ce qu’on fait comme représentation, c’est d’écourter la durée des programmes de subvention pour les sociétés de transport. »

Selon Mme Gravel, les premières évaluations font état d’un remboursement possible de 800 000 $ concernant cette subvention, mais que les estimations varient en raison de l’évaluation des terrains.