Six mois pour avoir harcelé son ex

SHERBROOKE - Un homme de 56 ans de Magog se retrouve en prison pour avoir harcelé son ancienne conjointe pendant plus de trois ans.

Déclaré coupable de harcèlement criminel après un procès de cinq jours, Serge Desautels a été condamné à six mois de prison fermes.

La juge Hélène Fabi de la Cour du Québec a rendu, mercredi, cette peine axée sur la dissuasion, la dénonciation et l'exemplarité.

Un interdit de communiquer avec la victime a été imposé par le tribunal.

L'infraction pour laquelle Desautels a été reconnu coupable a perduré de janvier 2013 à août 2016.

C'est à la suite d'une relation de plus de 13 ans que les gestes de harcèlement criminel ont commencé.

La victime habitait le domicile familial après la rupture en attendant qu'elle soit vendue.

La juge a conclu que Desautels s'était livré à plusieurs gestes de harcèlement en épiant la victime et en entrant dans la maison à n'importe quelle heure de la journée.

Il tenait des propos agressifs et faisait des menaces à la victime.

La preuve a été faite au procès que Serge Desautels se présentait à l'ancien domicile conjugal sans s'annoncer alors que la victime était sous la douche ou qu'elle était endormie.

La juge a noté un épisode où Desautels a foncé avec son véhicule vers la victime alors qu'elle travaillait dans ses plates-bandes.

« Il s'est acharné avec véhémence dans l'objectif qu'elle quitte le domicile familial », signale la juge Fabi.

Après avoir pris connaissance des impacts du crime pour la victime, la juge a noté ses craintes, ses peurs et son anxiété toujours présentes.

« Les gestes de l'accusé ont laissé de graves séquelles psychologiques. Il est clair que la victime s'est sentie épiée et en danger à la suite du comportement de l'accusé », mentionne la juge Fabi.

L'accusé n'a pas présenté d'excuse ou de regret lors des procédures judiciaires.

« Il fait preuve d'aucune introspection ou conscientisation », estime la juge Fabi.

Outre l'absence d'antécédent judiciaire, la juge n'a pas retenu d'autres facteurs atténuants. Elle a souligné sa déresponsabilisation face au crime commis.

La juge a noté plusieurs facteurs aggravants du crime commis par Serge Desautels.

« Le harcèlement porte atteinte à la santé psychologique des victimes. Je retiens la durée, la fréquence et les gestes répétés de l'accusé. Ses gestes étaient planifiés. Il s'est acharné. Il lui a dit qu'elle ne pouvait imaginer tout ce qu'il pourrait faire pour qu'elle câlisse son camp (sic) », relate la juge Fabi.

Elle rappelle que le mauvais traitement d'un époux ou d'un conjoint constituait en soi un facteur aggravant.

C'est Me Patrick Fréchette qui défendait l'accusé, alors que Me Isabelle Dorion qui représentait le ministère public.


Gestes à caractère sexuel: Il renonce à son procès devant jury

Dans la semaine où devait s'ouvrir son procès devant jury pour une affaire de gestes à caractère sexuel sur une mineure, Daniel Côté du secteur de Lac-Mégantic a choisi d'être jugé devant juge seul et de changer d'avocat.

Les gestes qui sont reprochés à Côté auraient été commis entre avril 1998 et avril 2001.

Côté est accusé d'incitation à des contacts sexuels, de contacts sexuels et de voies de fait. Les gestes à caractère sexuel auraient été commis à plusieurs reprises sur une fillette de moins de 14 ans.

Environ 250 citoyens du district judiciaire de Lac-Mégantic avaient été assignés pour la tenue du procès au palais de justice de Lac-Mégantic qui devait s'ouvrir lundi. Le procès a cependant été annulé.

Une requête en défense d'alibi avait été déposée dans le cadre des procédures. Cependant au moment où la requête devait être débattue devant le juge Claude Villeneuve de la Cour supérieure, l'homme de 55 ans a choisi de renoncer à son procès devant jury.

De retour devant la Cour du Québec pour fixer son procès devant un juge seul, Daniel Côté a changé d'avocat.

L'avocat de la défense Me Christian Raymond a demandé que le dossier soit reporté pour lui laisser le temps d'analyser la preuve.

La procureure aux poursuites criminelles Me Isabelle Dorion a confirmé qu'elle était prête à procéder.

Le procès devrait être fixé le 3 juillet.