« La bonne nouvelle, c’est que, encore une fois, ce ne sont pas des cas de transmission locale », indique le directeur de la Santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier.

Six cas importés d’Autriche

Six nouveaux cas de la COVID-19 ont été confirmés en Estrie au cours des 24 dernières heures, portant le nombre de cas à neuf au total dans la région. Ces six personnes revenaient d’un voyage en Autriche.

Comme c’est toujours le cas, la direction de la Santé publique (DSP) de l’Estrie n’a pas donné de détails concernant les voyageurs, s’ils étaient de la même famille ou s’ils faisaient partie du même groupe de voyageurs par exemple. La DSP de l’Estrie a entrepris une enquête pour retracer les contacts étroits de ces six personnes afin de pouvoir les surveiller durant la période d’incubation de la maladie.

À LIRE AUSSI: Délais pour les résultats de COVID-19: une «priorité» pour Québec

François Legault implore les jeunes à rester à la maison

« La bonne nouvelle, c’est que, encore une fois, ce ne sont pas des cas de transmission locale », indique le directeur de la Santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier.

Le gouvernement du Québec a mis à jour ses données à 15 h mardi, faisant bondir le nombre de cas dépistés à 74 au Québec. À 21 h lundi soir, le bilan était de 63 Québécois touchés par le coronavirus.

L’Estrie devient ainsi la troisième région la plus touchée par le nombre de cas confirmés de coronavirus au Québec après Montréal avec 22 cas et la Montérégie qui en compte 13.

Est-ce que c’est une situation inquiétante? « Ce n’est pas inquiétant étant donné qu’il ne s’agit pas d’une transmission locale », insiste le Dr Poirier.

 Alain Poirier

C’est bon signe qu’il n’y ait pas de transmission locale au Québec alors que les écoles et services de garde sont fermés et que la distanciation sociale est bien respectée. « On doit rester humble face à la situation actuelle parce qu’on en est encore au début. Il suffirait d’un seul cas qui n’a pas été bien identifié et ça pourrait nous faire une bonne transmission locale, d’où l’importance de se faire tester quand on a des symptômes », indique-t-il.

Pendant ce temps, les cliniques de dépistage de la COVID-19 sur le territoire du CIUSSS de l’Estrie-CHUS continuent d’effectuer des dépistages.

Pendant les trois premiers jours d’activité et jusqu’à midi mardi, les cliniques de Sherbrooke et Granby été effectués respectivement 678 et 584 tests.

Des tests qui, en partie, sont coincés au Laboratoire de santé publique du Québec qui a été évidemment submergé par la forte augmentation du nombre de tests. Certaines personnes sont toujours sans nouvelle de leur test quatre et même cinq jours après l’avoir passé.

« C’est une situation qui me dérange, mais aujourd’hui (mardi), sept nouveaux laboratoires ont été ouverts, dont celui du CHUS, alors la situation va s’améliorer », soutient Alain Poirier.