Sous l’égide du Carrefour de solidarité internationale (CSI), près d’une centaine d’élèves de neuf écoles secondaires de l’Estrie ont pris part mardi à la 22e Simulation de l’Assemblée générale des Nations unies, dans l’enceinte du Collège Mont Notre-Dame.

Simulation de l'ONU pour des diplomates en herbe

La gestion durable des terres et l’accessibilité à l’éducation sexuelle et aux méthodes contraceptives ont été au cœur des débats de la 22e Simulation de l’Assemblée générale des Nations unies, tenue mardi dans l’enceinte du Collège Mont Notre-Dame, sous l’égide du Carrefour de solidarité internationale (CSI).  

Durant toute la journée, 98 élèves en provenance de neuf écoles secondaires de l’Estrie ont occupé les fonctions de diplomates afin de trouver des solutions à ces deux enjeux internationaux.

Lancée en 1998 par le CSI, cette simulation vise deux objectifs, explique Dominique Forget, agente d’éducation et de participation citoyenne :

« Premièrement, c’est de mettre les jeunes en contact avec des enjeux d’actualité internationale qui touchent beaucoup aux inégalités internationales. C’est au cœur de notre mission, au Carrefour de solidarité internationale, de sensibiliser les jeunes à ces enjeux, dit-elle. Le deuxième objectif vise l’implication citoyenne. On veut outiller les jeunes de façon à ce qu’ils deviennent des citoyens actifs et allumés dans leur milieu. Et une des façons d’y arriver, c’est de leur apprendre comment s’exprimer en public, comment débattre de ses opinions, comment mener des négociations, et surtout comment s’informer en ayant des sources fiables... »

Avant de se lancer dans les débats entourant les enjeux à l’ordre du jour, tous les élèves ont pu assister à des ateliers de formation mis sur pied par des professeurs et des étudiants de l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke.

Ils ont ainsi pu apprendre que la situation des femmes en matière de santé reproductive demeure un enjeu de taille à l’échelle mondiale. Selon l’ONU, plus de 800 femmes meurent encore aujourd’hui chaque jour de causes évitables liées à la grossesse et à la santé reproductive. À ce chapitre, l’accès à l’éducation sexuelle et aux services de santé font partie des solutions que préconise l’ONU.

Consensus

Élève de 5e secondaire à l’école de la Montée, Brayan Gonzalez semblait impressionné par la quantité d’information qu’un diplomate doit maîtriser face aux enjeux auxquels il doit trouver des solutions.

« Ce que je retiens, c’est que la préparation est primordiale, a souligné le jeune diplomate d’un jour. Avant la simulation, il faut avoir bien ciblé les enjeux, non seulement ceux du pays qu’on représente, mais aussi au niveau mondial. À partir de là, on travaille tous ensemble à trouver des solutions aux problèmes. »      

Sa collègue Lydia Mentor se disait pour sa part heureuse de pouvoir surmonter certaines craintes liées à la simulation. « Ce que j’ai trouvé intéressant, c’est de pouvoir prendre ma place en argumentant et en me prononçant publiquement. Ça nous permet aussi de développer des connaissances sur des sujets dont on ne parle pas tous les jours », a-t-elle souligné.