Selon les statistiques présentées lundi dernier, c’est dans l’ancien arrondissement de Brompton que l’infestation à l’herbe à poux est la plus importante en pourcentage, avec 29,2 % du territoire.

Sherbrooke poursuit sa guerre à l’herbe à poux

La Ville de Sherbrooke poursuit sa campagne de dépistage de l’herbe à poux pour tenter de contrôler cette plante à l’origine de rhinites pour 8,2 % de la population sherbrookoise âgée de 15 ans ou plus. L’an dernier, sur 120 km d’infestation le long des routes, la Ville a fauché l’équivalent de 81 km.

« Il est d’autant plus important de contenir la multiplication de ces plantes que le pollen peut se disperser sur une distance de 1 km. Nous organisons donc une campagne de dépistage depuis 1997 », explique Yves Tremblay, directeur du Service de la planification urbaine et du développement durable à la Ville de Sherbrooke.

Selon son adjoint Michael Howard, ce sont principalement les routes rurales qui sont touchées par une infestation, principalement dans les fossés, et les voitures peuvent transporter le pollen. L’an dernier, des étudiants ont parcouru 680 km de bordures de routes pour poser un diagnostic, ce qui représente 29,2 % du territoire sherbrookois. La Ville avait aussi obtenu une subvention de 31 000 $ du ministère de la Santé et des Services sociaux pour réaliser un plan de mobilisation pour lutter contre l’herbe à poux. Un dépliant avait entre autres été élaboré.

Selon les statistiques présentées lundi dernier, c’est dans l’ancien arrondissement de Brompton que l’infestation est la plus importante en pourcentage, avec 29,2 % du territoire. Une infestation élevée a été recensée sur une distance de 3,4 km. Sur le plan de la distance, c’est toutefois dans Rock Forest-Saint-Élie-Deauville que l’infestation élevée s’étendait le plus, soit sur 8,1 %. On y trouvait au total 58,5 km de routes infestées, pour 22,5 % du territoire.

La conseillère Nicole Bergeron a cherché à savoir si les autres municipalités adoptaient les mêmes mesures que Sherbrooke pour éviter que les efforts faits localement soient vains.

« Dans les milieux moins urbains, où il y a des routes à numéro, c’est le ministère des Transports qui fait le travail. Ici, quand on en dépiste sur des routes à numéro, nous arrachons l’herbe à poux et ils nous remboursent. Mais je ne peux pas dire que c’est partout qu’on procède à la même éradication », a répondu Michael Howard.

Mme Bergeron a donc lancé l’idée de travailler en collaboration avec les autres MRC.

M. Howard ajoute que l’herbe à poux n’est pas dangereuse lors de la manipulation et qu’il peut être arraché sans crainte par les citoyens.