Sherbrooke invitée à se déhancher [VIDÉO]

Après avoir capté le dandinement jovial de nombreux citoyens de la région de Brome-Missisquoi, puis de Magog, le collectif Faire danser un village s’arrête cette semaine à Sherbrooke pour filmer son prochain projet. La population est d’ailleurs invitée à y prendre part jeudi matin dans la côte de la rue King, qui sera brièvement fermée pour l’occasion.

« C’est parti d’un rêve commun de moi et ma coéquipière Marie-Claude Lord. On avait envie faire rayonner la région où on habite, Brome-Missisquoi, d’une façon un peu plus excentrique, funky, humaine et rassembleuse. Finalement, ça a vraiment été au-delà de nos attentes ! », se souvient Maude Lecours.

En effet, les deux artistes se sont ensuite fait approcher par d’autres citoyens emballés et par les municipalités voisines, dont Lac-Brome, le lieu mis en valeur dans la deuxième vidéo de Faire danser un village.

Ce fut ensuite le tour de Magog, qui désirait mettre de l’avant que le centre-ville demeurait ouvert et vivant malgré les travaux majeurs qui s’y déroulent cette année.

« C’est le fun parce que chaque fois, c’est vraiment un mandat différent et on peut s’adapter à n’importe quel projet ! Nous, notre spécialité c’est de faire rayonner les gens, de faire ressortir l’humain et d’aller chercher la petite magie et la spontanéité », s’enthousiasme Mme Lecours.

Sherbrooke sera donc la quatrième destination à vibrer sous la direction du collectif. Maude Lecours confie avoir eu un doute au début, quand elle et sa collègue ont été approchées, puisqu’il s’agit d’une plus grande ville et qu’il leur fallait alors une ligne directrice.

Sherbrooke Ville en santé a alors trouvé la proposition qu’il fallait pour les convaincre : « Eux nous ont donné comme mandat de faire danser les citoyens et les organismes communautaires dans les différents quartiers. Donc cette fois-ci, ce sera quelque chose de vraiment différent, de vraiment poétique et humain, qui va rassembler surtout les gens qui travaillent dans l’ombre et qui travaillent à ce que les communautés soient tissées serrées », détaille Mme Lecours. Une trentaine de groupes de citoyens participeront au tournage.

Appel à la population

« À chaque tournage, on fait une captation publique, donc on fait un appel à tous. Ici, on va le tourner dans la côte King, donc c’est quand même épique comme captation ! Alors tout le monde de Sherbrooke qui a envie de faire partie de la vidéo est invité à participer. Ils ont juste à se présenter jeudi matin, il n’y a aucun prérequis ! », lance Mme Lecours.

Elle précise que personne n’a à craindre de ne pas savoir danser ou de manquer d’inspiration pour le tournage, puisque Faire danser un village guide toujours les participants sur place.

« C’est avant tout une expérience qu’on veut faire vivre aux gens, ce n’est pas juste une question que la [séquence] soit belle ! On est aux premières loges d’un moment où les gens ne sont pas toujours à l’aise. Mais on crée un environnement qui est tellement confortable, amical et chaleureux, que les gens se mettent à l’aise ! », explique-t-elle.

L’équipe de Faire danser un village, qui est présentement en tournage à Sherbrooke : Carl Beauchemin, Marie-Claude Lord, Maude Lecours, Vickie Grondin.

Cela nécessite toutefois une bonne préparation : avant un tournage, le groupe d’artiste décortique la chanson en segments auxquels différents groupes et mouvements sont associés, afin de créer un fil conducteur qui passera par différentes énergies et ambiances. Ensuite, l’ordre final du montage est déterminé selon l’énergie dégagée par les participants ainsi que les moments touchants ou drôles, parfois surprenants, captés par la caméra.

« Après le tournage, plusieurs personnes nous ont dit qu’elles n’avaient jamais fait ça de leur vie, elles nous remercient pour un moment qui a fait leur journée ou leur semaine et dont elles vont se souvenir toute leur vie », ajoute l’artiste.

Elle invite donc la population de Sherbrooke à ne pas manquer cette occasion, jeudi matin. Les caméras commenceront à rouler à 6 h 30, mais il est bien entendu conseillé d’arriver avec une bonne avance pour avoir le temps de se stationner, ce qui sera moins évident vu la convergence des participants et le fait qu’une portion de la King sera fermée.

Par chance, aucune pluie n’est prévue de mercredi soir à vendredi pour le moment. Toutefois, même si le ciel venait à faire des siennes, le tournage aura lieu. « Au pire, ça fera Dancing in the rain ! » rigole Mme Lecours.

Au-delà des séquences visuelles, la prochaine vidéo de Faire danser un village sera aussi sherbrookoise du côté sonore puisque la trame musicale a été composée par des gens d’ici, spécialement pour le tournage. Le duo Hey Major donnera ainsi vie aux paroles écrites par Mélanie Noël, poète et journaliste à La Tribune, qui avait aussi écrit les paroles pour la pièce musicale de la vidéo de Magog.