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Alexandre Nault rapporte qu’aucun emploi ne sera perdu à Sherbrooke Innopole.
Alexandre Nault rapporte qu’aucun emploi ne sera perdu à Sherbrooke Innopole.

Sherbrooke Innopole s’explique mal qu’on lui retire des responsabilités

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
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Il n’y aura pas de pertes d’emplois à Sherbrooke Innopole dans la transition de la gestion des parcs industriels par la Ville de Sherbrooke. Alexandre Nault, président du conseil d’administration de Sherbrooke Innopole, le confirme tout en précisant ne pas comprendre la volonté de retirer des pouvoirs à son organisation. Il aurait souhaité participer à la construction du modèle de gouvernance en développement économique.

« Nous prenons avec surprise cette décision de la Ville de rapatrier la gestion des parcs industriels. Nous avons cette expertise à l’interne depuis plus de dix ans. Le C.A. et l’équipe sont déçus. Ce n’est pas une réticence au changement, mais pourquoi changer une recette gagnante? Il suffit de voir comment le Parc industriel régional s’est développé pour apprécier notre travail », réagit Alexandre Nault. 

« Je suis sensible au fait que la Ville veut un meilleur contrôle, mais nous aurions aimé coconstruire le modèle plutôt que d’essayer de passer ça rapidement aux élus. En fin de compte, ce qui nous tient à cœur, c’est qu’on accompagne les entrepreneurs de la même façon qu’avant. À Sherbrooke Innopole, on ne vend pas que des terrains, on vend l’écosystème autour. Est-ce que les investisseurs seront encore au centre de nos démarches? À la Ville, on me dit que oui, que le nouveau QG, le Quartier Général sur la rue Wellington Sud, y contribuera. »

M. Nault confirme que l’équipe de Sherbrooke Innopole vit dans l’inquiétude depuis au moins un an, mais assure qu’il n’y aura pas de coupes d’emplois. « La Ville semble vouloir nous enlever une expertise qu’on a, malgré les projets bien ficelés qu’on a livrés, mais nous avons tellement de projets en cours que nous aurons de quoi occuper notre personnel. »

Selon le président du C.A., c’est 1,5 ressource qui était attitrée aux parcs industriels à Sherbrooke Innopole. À la Ville, ce sont trois emplois, pour 319 542 $, qui seront créés. « Je vous laisse tirer vos conclusions. Je pense qu’on a davantage d’agilité au sein d’une organisation paramunicipale. » M. Nault laisse aussi entendre que les avantages sociaux à la Ville sont plus dispendieux qu’à Sherbrooke Innopole.

« Nous voulons collaborer. Seulement, on ne nous a pas prouvé que la nouvelle structure serait plus efficace. Si on était sous-performants, je comprendrais. Je pense qu’il y a encore place au débat, mais il est certain que nous collaborerons. Il faut que les entreprises soient au centre des décisions. »

Alexandre Nault ajoute que Sherbrooke Innopole avait procédé à un exercice de « mapping » il y a deux ans pour bien expliquer le chemin à suivre pour les entrepreneurs. 

Louise Bourgault, directrice de la Chambre de commerce de Sherbrooke, rapporte qu’elle souhaitait une plus grande reddition de compte des paramunicipales et que son organisation a participé à certaines consultations dans le processus. « Les entrepreneurs sont habitués de parler à des entrepreneurs. Ils veulent une porte d’entrée unique, pas trois ou quatre. » Elle souhaite donc elle aussi que les entrepreneurs sortent gagnants de la réforme.