En comptant tous les travailleurs ayant un lien d’emploi avec la Ville de Sherbrooke, ce sont maintenant 554 employés qui sont mis à pied, dont 394 en raison de la COVID-19.
En comptant tous les travailleurs ayant un lien d’emploi avec la Ville de Sherbrooke, ce sont maintenant 554 employés qui sont mis à pied, dont 394 en raison de la COVID-19.

Sherbrooke coupe 119 autres postes

Le nombre d’employés municipaux mis à pied en fonction du plan de contingence de la Ville de Sherbrooke est maintenant de 394. La directrice du Service des ressources humaines, Nathalie Carignan, a annoncé en séance extraordinaire du conseil municipal mardi soir que 119 cols blancs et cols bleus s’ajoutaient aux employés déjà sans travail.

« Le nouveau plan d’effectifs est en lien avec la nouvelle directive gouvernementale qui annonce la prolongation de la fermeture des entreprises dont les services ne sont pas prioritaires. Nous avons revu notre plan d’effectifs en fonction de trois critères, soit de protéger la santé et la sécurité de la population et du personnel, de nous assurer d’avoir suffisamment de personnel pour maintenir les activités prioritaires et la relance de la Ville, et répartir le travail le plus équitablement possible entre toutes ces personnes en fonction de leurs compétences », explique Mme Carignan.  

Ce nouveau plan des effectifs est valide jusqu’au 4 mai.

Lors du premier plan de contingence, le 27 mars, on annonçait que 45 % des employés étaient affectés à des activités prioritaires. Ce ratio est maintenant porté à 57 % des employés, soit 1215 personnes. Parallèlement, 7 % des effectifs (139 personnes) travaillent à des activités non prioritaires qui sont jugées nécessaires pour la relance. On ajoute 88 employés qui doivent demeurer disponibles pour des besoins futurs en cas d’absences liées à la COVID-19. Ils travailleront aussi à la reprise graduelle des activités, comme la réouverture des écocentres et l’entretien du réseau cyclable. De ce nombre, 82 sont des employés permanents.

On calcule donc que 119 employés « ne sont plus requis pour le moment considérant que le gouvernement a formulé une liste des activités prioritaires ». Ils s’ajoutent aux 275 personnes mises à pied en mars, et à 160 employés qui étaient déjà considérés inactifs, soient parce qu’ils sont des travailleurs saisonniers ou qu’ils avaient été mis à pied avant le début de la crise. On pense entre autres aux étudiants mis à pied l’automne dernier. 

Nathalie Carignan a précisé que ce sont les supérieurs immédiats qui ont le pouvoir de faire appliquer les conventions collectives. 


« Nous devons faire des choix difficiles. La situation est évolutive »
Steve Lussier

Les employés mis à pied et en attente de travail sont essentiellement des cols blancs du Service du sport, de la culture et de la vie communautaire, comme les aides-bibliothécaires, et des cols bleus du Service de la voirie et des infrastructures urbaines.

« Nous devons faire des choix difficiles. La situation est évolutive », a indiqué le maire Steve Lussier.

Réouverture des écocentres

M. Lussier a par ailleurs annoncé avoir participé à une conférence téléphonique avec la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, conférence dans laquelle il a été question de la réouverture des descentes à bateaux et des écocentres.

« La Ville travaille à des dispositions de distanciation sociale qui nous permettront de rouvrir les écocentres. Nous sommes aussi en attente de consignes pour l’ouverture des piscines, des camps de jour, des terrains sportifs pour que nos jeunes puissent bouger. C’est la santé publique qui déterminera quand nous pourrons les ouvrir. »

Quand les Sherbrookois pourront-ils retourner déposer leurs matières résiduelles à l’écocentre? « Au plus tard le 4 mai », s’est contenté de répondre Steve Lussier.