Le projet Forêts et arbres urbains pour la santé humaine propose de réserver 1 % du budget provincial en construction et en rénovation d’infrastructures pour permettre le verdissement urbain.
Le projet Forêts et arbres urbains pour la santé humaine propose de réserver 1 % du budget provincial en construction et en rénovation d’infrastructures pour permettre le verdissement urbain.

Sherbrooke appuie le verdissement urbain

Sherbrooke donne son appui au projet Forêts et arbres urbains pour la santé humaine qui propose de réserver 1 % du budget provincial en construction et en rénovation d’infrastructures pour permettre le verdissement urbain. La conseillère Évelyne Beaudin propose que la Ville soit proactive et évalue la possibilité de consacrer elle aussi une partie de son budget au verdissement.

La résolution adoptée par la Ville la semaine dernière vise principalement à appuyer une demande du médecin Pierre Gosselin, qui avait proposé en 2018 au ministère de l’Environnement de se doter d’une Politique d’intégration de la santé préventive en aménagement urbain. Des municipalités, des universités, des fondations et des organismes de santé, entre autres le Collège québécois des médecins de famille, la Fédération québécoise des municipalités du Québec et l’Université de Sherbrooke ont déjà appuyé cette politique. 

Dans les documents municipaux, on précise que la verdure et les espaces verts « permettent de purifier l’air en captant de nombreux polluants », et qu’ils constituent « une solution efficace contre les températures élevées au sol et les îlots de chaleur ». « Plusieurs études ont prouvé l’efficacité des espaces verts en milieu urbain en les associant, entre autres, à une meilleure santé autorapportée et diagnostiquée, un meilleur niveau d’activité physique, un moindre taux de mortalité, moins de symptômes psychologiques, moins d’anxiété, de dépression et de stress, et un niveau de cohérence sociale plus important », lit-on encore. 

Le verdissement serait particulièrement bénéfique pour les groupes de populations les plus vulnérables et désavantagés.  

La conseillère Évelyne Beaudin a précisé que cette action des élus visait d’abord à pousser le gouvernement du Québec à agir pour le verdissement. « Je voudrais qu’on s’engage, comme conseil municipal, à agir. Si mes collègues sont d’accord, nos fonctionnaires pourraient nous revenir avec des chiffres sur ce que ça signifierait si on faisait la même chose à Sherbrooke. On pourrait nous aussi montrer l’exemple. 

« J’avais proposé une politique de l’arbre à Sherbrooke l’an dernier. Beaucoup des gens m’en ont reparlé. Si on intégrait des pratiques systématiques et formelles de verdissement, ça pourrait se faire à travers une politique de l’arbre. »

Dans une vidéo expliquant sa politique de l’arbre, Évelyne Beaudin proposait entre autres de prévoir la plantation d’arbres lors de la construction de projets résidentiels ou routiers et d’identifier en amont les zones qui pourraient mériter d’être protégées.