Le Frigo Free Go poursuit le double objectif de contrer le gaspillage alimentaire et de soulager la faim en offrant en libre-service et gratuitement des aliments en surplus chez ses partenaires.

Serres St-Élie accueillera le troisième Frigo Free Go

L'engouement des Sherbrookois pour le concept de Frigo Free Go ne cesse de prendre de l'ampleur. Après celui de la rue Wellington Sud, inauguré en juin dernier et celui du Cégep, lancé au mois de mars, un troisième Frigo verra le jour au cours des prochaines semaines, cette fois du côté des Serres St-Élie.
La Corporation de développement économique communautaire (CDEC) de Sherbrooke dit en être venue à une entente avec la propriétaire des Serres St-Élie, Mélanie Grégoire, afin que ce secteur de la ville soit également desservi par un Frigo Free Go.
Le Frigo Free Go poursuit le double objectif de contrer le gaspillage alimentaire et de soulager la faim en offrant en libre-service et gratuitement des aliments en surplus chez ses partenaires.
L'ouverture d'un troisième Frigo, moins d'un an après l'ouverture du tout premier, démontre que le concept répond à un besoin, explique Sondès Allal, agente de développement à la CDEC et responsable du projet Frigo Free Go.
« Ce qu'on constate dans le cas des deux frigos, c'est qu'ils bénéficient d'un grand capital de sympathie auprès de la population. Les gens les ont adoptés très vite, que ce soit au centre-ville ou au Cégep, ç'a été très rapide comme appropriation. Et les gens les utilisent sans aucune restriction. On a eu peur chaque fois que les gens n'osent pas venir se servir. On ne doutait pas que les gens allaient donner, mais on avait peur qu'ils se sentent mal à l'aise de venir prendre dans le frigo, ce qui n'a pas été le cas. »
L'expérience menée jusqu'à présent démontre que la population a compris le sens auquel la CDEC voulait donner au Frigo. « Les gens ont compris que c'est pour lutter contre le gaspillage, mais que ce n'était pas uniquement réservé à ceux qui ont faim. On l'utilise aussi dans une optique de rendre la planète plus responsable et plus durable. Nous sommes très satisfaits de ce que cela a engendré comme nouvelles habitudes de consommation et de réduction de gaspillage », a résumé Mme Allal.