Jacques Lefebvre
Jacques Lefebvre

Séquestration de son ex-conjointe: encore deux ans de prison pour Jacques Lefebvre

Détenu depuis octobre 2019, Jacques Lefebvre passera encore deux années en prison.

L’individu, qui a reconnu avoir séquestré son ex-conjointe sur une période de deux mois à la fin de l’été 2019, a été condamné à 38 mois de prison par la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

S’il a de la difficulté à reconnaître les faits devant le tribunal, Lefebvre s’est confondu en excuses à la victime après avoir été déclaré coupable. Il a affirmé qu’il n’était pas fait pour aimer.

Jacques Lefebvre a reconnu des accusations de voies de fait, de voies de fait causant des lésions entre le 1er août et le 16 octobre 2019, de séquestration entre le 15 août et le 16 octobre 2019 de même que de menaces de mort sur deux personnes.

La victime a été séquestrée entre le 15 août et le 16 octobre 2019. 

Les policiers se sont rendus sur la rue King-Georges vers 5 h 40 en octobre 2019 à la suite des propos tenus par la victime alléguée et son ravisseur.

Le service d’identité judiciaire du SPS avait établi deux scènes de crime, une sur la rue King-Georges et l’autre sur la rue Belvédère Sud.

Il a été spécifié au tribunal que la victime était attachée avec des sangles de plastique la nuit, mais qu’elle était libérée en journée. En plus de l’attacher lorsqu’il dormait, Lefebvre la filmait, barrait la porte à double tour avec un cadenas et barricadait les fenêtres avec du ruban adhésif.

Au début des procédures, Jacques Lefebvre avait été évalué en psychiatrie légale. Il avait été jugé apte à affronter le processus judiciaire. 

Lors des observations sur la peine, la victime a témoigné du climat de peur dans lequel elle avait été séquestrée pendant ces deux mois. 

Elle a mentionné qu’elle avait encore de la difficulté à dormir à la suite de cet événement. 

La peine a été imposée à la suite d’une suggestion commune de la procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme et de l’avocate de la défense Me Michèle Lamarre-Leroux de l’aide juridique.

Jacques Lefebvre sera soumis à une probation de trois ans à sa sortie de prison.