Sur les sept demandes de logements, il y a deux demandeurs hébergés par la Ville. Ils peuvent l’être jusqu’à la date limite du 13 juillet. Les cinq autres ménages avaient un plan B donc ils sont hébergés par la famille ou des amis en attendant.

Sept ménages sherbrookois toujours sans logement

Sept ménages de Sherbrooke sont toujours à la recherche d’un logement. Le hic, c’est que ce sont surtout de grands logements pas trop chers qui sont nécessaires, et que ceux-ci se font rares.

« Il y avait plusieurs grands logements dans les années 1990 et 2000, mais les propriétaires les ont divisés parce que les familles dépassaient rarement un ou deux enfants donc ils avaient de la difficulté à louer leurs grands logements, souligne Normand Couture, coordonnateur à l’Association des locataires de Sherbrooke. En ce moment, il y a une certaine tendance et on voit plus de familles avec trois ou quatre enfants. Les cinq et demi et six et demi sont assez rares, surtout ceux abordables pour une famille à faible revenu. »

Sur les sept demandes de logements, il y a deux demandeurs hébergés par la Ville. Ils peuvent l’être jusqu’à la date limite du 13 juillet. Les cinq autres ménages avaient un plan B donc ils sont hébergés par la famille ou des amis en attendant.

« On espère que ça se règle rapidement et si on se fie aux années passées, ça devrait être le cas », résume Normand Couture.

« Dans les sept ménages, il n’y en a aucun qui a un mauvais dossier de crédit, poursuit-il. Et il faut faire attention lorsqu’on parle de situations de non-paiement. Souvent, c’est parce que la proportion du loyer vis-à-vis le revenu de la famille est trop élevée et un seul petit pépin dans le mois empêche de payer son loyer. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de fraudeurs ou de mauvais payeurs, mais beaucoup de situations de non-paiement surviennent parce que les loyers sont trop élevés. On ne devrait pas excéder 30 % de notre revenu pour le loyer alors je vous laisse imaginer lorsqu’il est à 50 ou 60 %. Mais je comprends les propriétaires, ils ne sont pas là pour faire des cadeaux et ils veulent rentabiliser leur investissement. »

M. Couture estime même que le problème pourrait empirer dans les prochaines années.

« Il y a eu beaucoup de programmes dans les dernières années pour favoriser l’achat d’une maison, analyse M. Couture. Ceux qui avaient les moyens de le faire l’ont fait et on est bien contents. Mais ça fait en sorte que le bassin de locataires est composé de plus en plus de ménages à faible revenu. Ça fait longtemps qu’on en parle, mais ça va devenir une problématique importante. »

Les propriétaires qui auraient un logement disponible peuvent communiquer directement avec l’Association des locataires de Sherbrooke.

La canicule au rendez-vous

Il fallait être courageux pour déménager en fin de semaine alors que la température ressentie a dépassé les 40 degrés Celsius. La consommation d’eau et les pauses fréquentes étaient nécessaires pour les déménageurs. C’était le cas pour cinq joueurs de l’équipe de football du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, qui ont emménagé dans leur nouvel appartement.

« Je n’ai pas arrêté de la journée et il fallait s’assurer de boire, souligne Tommy Roadley-Trohatos. À un certain moment j’avais oublié ma bouteille d’eau et il commençait à faire chaud pas mal. On prenait des pauses dans le sous-sol. »

« Nos mères n’arrêtent pas de nous dire de boire, lance Conor Sinclair avec le sourire. Je travaille dans un dépanneur donc j’ai apporté des bouteilles d’eau pour tout le monde. Sans ça, on ne serait pas allé loin. »