Les travaux publics de la Ville de Sherbrooke ont entrepris lundi la reconstruction de la rue Sara.

Sept chantiers de plus cette semaine

Les Sherbrookois devront composer avec sept nouveaux chantiers routiers dans la ville cette semaine, ce qui portera à 41 le nombre de projets en cours.
Parmi les chantiers majeurs, la reconstruction des égouts de la rue Bertrand-Fabi, dans le voisinage de l'entrepôt de la compagnie Molson, est attendue depuis plusieurs mois par les résidents du secteur puisque cela devrait contribuer à résoudre les problèmes de refoulement qui ont touché une quinzaine de propriétés des rues Chénier et Charny notamment en 2016.
« C'est un problème qu'on avait ciblé avant les événements de refoulements qu'on a connus en 2016. On savait que cette conduite-là arrivait presque à sa pleine capacité, on avait prévu de grossir les conduites et c'est ce qu'on fait », a expliqué en mêlée de presse lundi la directrice du Service des infrastructures urbaines de la Ville, Caroline Gravel.
Ces travaux d'une durée de quatre semaines vont s'ajouter à plusieurs autres interventions qui ont été faites dans le secteur depuis un an, met en contexte Gravel, qui ajoute que des travaux d'égout sanitaire à venir du côté sur de la rivière Magog, secteur Galt Ouest, vont également avoir des bénéfices pour le côté nord en diminuant l'apport d'eaux usées au poste de pompage Molson.
La Ville convoquera d'ailleurs bientôt les citoyens de ce secteur pour faire le bilan des mesures prises pour corriger la situation.
Puisque les classes sont pratiquement terminées, les travaux publics ont également entrepris lundi la reconstruction de la rue Sara et l'ajout d'éléments de transport actif sur cette artère où on retrouve l'école secondaire du Phare.
Ce chantier s'étendra de la rue Belvédère Sud jusqu'au bout de la rue Sara et il est prévu durer tout l'été. « Mais on prévoit finir avant la rentrée des classes », avance Mme Gravel, qui assure prendre toutes les précautions pour éviter que les chantiers en zone scolaire se poursuivent au-delà de la rentrée même si ce n'est pas toujours possible.
Enfin, les citoyens de la rue Vermont, entre Argyll et Malouin, et ceux de la rue La Barre, entre Argenson et Mézy, devront également prévoir cohabiter avec des excavations majeures au cours des prochaines semaines.
À vélo sur le Pont Jacques-Cartier
Questionnée par ailleurs sur l'état de la cohabitation automobilistes-cyclistes depuis un mois sur le pont Jacques-Cartier, Mme Gravel a assuré que le projet pilote se déroulait sans anicroche.
« On a des caméras qui ont été positionnées pour faire le calcul de la quantité de cyclistes et s'assurer que la circulation se passe bien et à date, on n'a pas écho de problèmes particuliers pour la circulation, dit-elle. Les vélos augmentent de jour en jour et on fera un bilan à la fin de la saison.
« On a encore des plaintes de quelques citoyens qui préféreraient avoir les deux voies pour les véhicules, mais il faut comprendre que Sherbrooke se veut une ville verte qui veut favoriser le transport actif et on trouve que cette idée-là est un bon début pour promouvoir le transport actif. »
À la fin de la semaine, les travaux d'aménagement d'une rampe d'accès au parc Jacques-Cartier à la hauteur de la rue Tracy devraient être terminés.
Il s'agit d'un aménagement permanent en béton qui vient remplacer un escalier de trois ou quatre marches peu approprié au transport actif.
À certains cyclistes qui réclament une forme de barrière physique pour séparer les corridors cyclables unidirectionnels de chaque côté du pont, Mme Gravel répète que cela n'est pas possible sans une entente avec le ministère des Transports puisque la pose de bollards ou d'une bordure en béton viendrait toucher l'intégrité de la structure.
« Il n'y aura aucune barrière physique tant et aussi longtemps que le MTQ n'aura pas effectué les travaux annoncés pour l'été prochain, ajoute Mme Gravel. Après ça on pourra réévaluer en fonction également des résultats du projet pilote. Mais on en a des pistes cyclables unidirectionnelles un peu partout sur le territoire, sur la 12e et la 13e avenue par exemple, et il n'y en a pas de barrières physiques, donc ce n'est pas toujours justifié. Ce sera à voir et à évaluer. »