Jean Charest pourrait faire un retour sur la scène fédérale en se présenterait à la chefferie du Parti conservateur. Candidat aux dernières élections dans Sherbrooke, Dany Sévigny voit cette éventualité d’un bon œil.

Selon Dany Sévigny, Jean Charest a tous les atouts

Jean Charest offre toutes les qualités pour devenir le futur chef idéal pour prendre la tête du Parti conservateur.

C’est l’opinion qu’exprime Dany Sévigny, ancien candidat de la formation politique dans Sherbrooke lors des élections fédérales du 21 octobre dernier, quand on lui demande de réagir aux dernières nouvelles concernant la course à la chefferie du PC.

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À la fin novembre, M. Sévigny avait dit souhaiter que le chef Andrew Scheer démission et laisse la place à un autre politicien, lors d’une entrevue accordée à La Tribune.

« J’avais demandé que M. Scheer soit remplacé par une personne bilingue, qui connaît bien le Québec et le Canada et qui soit en plus progressiste. Je considère que M. Charest répond à ces exigences », énumère Dany Sévigny.

« Ça va prendre quelqu’un qui est capable de toucher davantage le cœur des gens de l’est du Canada. »

Le nom de l’ex-premier ministre du Québec et député de Sherbrooke, Jean Charest, a fait surface mercredi pour la course à la direction du Parti conservateur. M. Charest songe sérieusement à se porter candidat à la succession d’Andrew Scheer, a-t-on appris.

Jean Charest a été chef du Parti progressiste-conservateur de 1993 à 1998. Il a quitté la scène politique fédérale en 1998 pour prendre la tête du PLQ.

Prêt à céder sa place

Il a été premier ministre du Québec de 2003 à 2012. En 2013, le Sherbrookois se joignait au cabinet McCarthy Tétrault, à Montréal. La même année, il devenait président du conseil des gouverneurs de l’Idée fédérale, un groupe de réflexion sur le fédéralisme canadien.

Rappelons que M. Scheer a remis sa démission la semaine dernière. Il n’avait pas le choix, ajoute M. Sévigny. La pression était trop forte. « Il n’avait plus l’appui de son monde », dit-il.

« M. Scheer a seulement 40 ans. Il aura l’occasion s’il le veut de se représenter un jour. Ça s’est déjà vu. »

« Il aura le temps de changer de vision, le temps d’apprendre de nouvelles choses. »

Plusieurs noms de candidats potentiels à la succession de M. Scheer ont circulé. Le gouvernement minoritaire libéral peut avoir une certaine influence, convient Dany Sévigny. « C’est intéressant de voir que plusieurs sont intéressés. Ce sont les membres du parti qui vont choisir », souligne-t-il.

« Mais ça me dit aussi que lors de la prochaine élection, le Parti conservateur a bien des chances de prendre le pouvoir. »

Dany Sévigny serait-il disposé à laisser sa place à Jean Charest, advenant qu’il souhaite se présenter dans Sherbrooke? « Je n’ai pas décidé encore si j’allais me représenter à une prochaine élection », répond-il.

« Si le prochain chef du parti, peu importe c’est qui, veut se présenter dans Sherbrooke, je vais lui laisser la place. »