Les bâtiments de la rue Dufferin ont maintenant un statut patrimonial, ce qui permettra d’encadrer les travaux qui y seront réalisés. 
Les bâtiments de la rue Dufferin ont maintenant un statut patrimonial, ce qui permettra d’encadrer les travaux qui y seront réalisés. 

Secteur Dufferin et des Abénaquis : la Ville étend sa protection

La Ville de Sherbrooke veut structurer le développement du secteur des rues Dufferin et des Abénaquis, qui devrait subir une transformation au cours des prochaines années. Les deux côtés de la rue Dufferin deviennent patrimoniaux et le reste du quadrilatère formé entre les rues Terrill, des Abénaquis et Dufferin sera soumis à un programme d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA).

« C’est une bonne nouvelle. On vient créer une zone dans un secteur qui sera redéveloppé à cause du déplacement du pont des Grandes-Fourches », résume la conseillère Chantal L’Espérance. 

« On crée une aire commerciale artérielle qu’on appellera l’aire commerciale artérielle des Abénaquis. On en profite pour requalifier de part et d’autre la rue Dufferin. Il y a beaucoup de bâtiments de grande valeur sur cette rue. On la rend de classe patrimoniale à statut particulier, soit de classe 4. Certains secteurs étaient déjà de classe 4, mais on ajoute les deux côtés de la rue Dufferin. Ça permettra de protéger davantage le patrimoine dans les interventions qu’on pourra faire sur les bâtiments. Nous pourrons circonscrire les aménagements qu’on fera dans le secteur des Grandes-Fourches. On doit reconvertir des terrains vacants, des immeubles industriels, des terrains de stationnement. Ça permettra d’avoir une intervention mieux ciblée pour les bâtiments actuels et futurs. »

Parmi les bâtiments ayant déjà le statut particulier, notons le Musée des beaux-arts, le Musée d’histoire et la Plymouth Trinity Church. L’église cathédrale Saint-Jean L’Évangéliste et les bureaux de l’ancienne Stanstead & Sherbrooke Mutual Fire Insurance voient leur statut passer de la classe 3 à la classe 4, soit à un niveau de protection encore plus élevé. 

Dans les documents municipaux, on indique qu’il s’agit d’un moyen de mieux encadrer les constructions actuelles et futures dans le secteur de la rue des Abénaquis. « D’un point de vue architectural, une partie des propriétés faisant partie de ce secteur n’est assujettie à aucun contrôle alors qu’une autre partie est assujettie au PIIA de classe 3 », y lit-on. 

Pour le moment, cette zone est composée d’immeubles de différents types architecturaux qui peuvent être reconvertis, de terrains vacants et de stationnements. Y sont permis les commerces de détail et de service, les commerces liés à l’hébergement, au divertissement et au débit d’alcool, de même que les industries artisanales, les habitations, les usages publics et les usages récréatifs. Les usages sont ceux déjà prévus au règlement de zonage et non en fonction du potentiel de redéveloppement.

« Comme il n’y a aucun contrôle au niveau (sic) de la forme de l’architecture, cette diversité fait en sorte que les nouvelles constructions pourraient être mal intégrées à leur environnement. Le style architectural proposé par les promoteurs pourrait être hétéroclite... »

La greffière n’ayant reçu aucun commentaire ni aucune opposition, le nouveau règlement est entré en vigueur le 6 juillet.