Sébastien Aubé a confirmé sa candidature pour un poste de conseiller dans le district de Saint-Élie. Il défendra les couleurs du Renouveau sherbrookois.

Sébastien Aubé, candidat pour le Renouveau sherbrookois

Le Renouveau sherbrookois a dévoilé jeudi l'identité d'un dixième candidat en prévision des élections municipales du 5 novembre. Sébastien Aubé défendra les couleurs du parti politique contre le conseiller sortant Julien Lachance dans le district de Saint-Élie.
M. Aubé en sera à une deuxième tentative en politique municipale, lui qui avait été défait par Jean-François Rouleau en 2005. Aujourd'hui âgé de 40 ans, Sébastien Aubé a travaillé pendant huit ans comme adjoint de l'ancien député de Sherbrooke Serge Cardin. Il est travailleur social de formation.
S'il qualifie Julien Lachance de géant de la politique municipale, Sébastien Aubé croit qu'il est possible de remporter l'élection. « Je sens que la population de Saint-Élie est prête. Le district a changé. Il a presque doublé de superficie. C'est plein d'enfants. Je suis père de deux enfants. Je pense que j'incarne ce changement dont Saint-Élie a besoin. En tout respect pour mon adversaire, pour qui j'ai énormément de respect, nous sommes prêts à passer à autre chose. Il a fait quatre mandats. Ça devait être son dernier. C'est ce qu'il avait dit pendant la dernière campagne électorale.
« La campagne commence aujourd'hui. Je veux marcher les rues, parler aux gens de juin à septembre. Tout seul, on peut accomplir de grandes choses, mais quand on veut déplacer des montagnes, il faut le faire collectivement. C'est en combinant nos forces que nous gagnerons dans Saint-Élie. »
En mars, à propos de son adversaire, Sébastien Aubé affirmait : « Je ne sais pas si j'ai la force et le courage d'affronter quelqu'un qui bénéficie d'un aussi fort taux d'appui. »
« Dans les jours qui ont suivi, j'ai reçu un nombre incalculable de courriels, de téléphones, de gens qui me disaient d'arrêter de douter. Ça m'a donné beaucoup d'énergie. L'union avec le Renouveau s'est scellée le 10 mai. Les discussions se sont étalées sur 18 mois. Au fil des semaines et des mois, on a cheminé, on a eu des discussions franches et on a su me rassurer qu'au sein du Renouveau sherbrookois, Sébastien Aubé ne serait pas dénaturé. Qu'il ne perdrait pas ses couleurs. Qu'il allait conserver son franc-parler et qu'il pourrait afficher sa dissidence. »
M. Aubé ne cache pas avoir parlé avec le parti Sherbrooke Citoyen. « Je parle à tout le monde. J'ai des amis dans tous les partis. Je me sentirais très mal à l'aise de dévoiler la teneur de ces discussions. »
Il a aussi défendu le rapport qu'il avait rédigé à titre de consultant pour les opposants à la réduction du nombre d'élus, en 2015. « Ce qui m'inquiétait, c'était le nombre d'élus. Un ou une élue d'une autre ville m'a dit que ce n'était pas le nombre de conseillers qui comptait, mais la volonté des gens autour de la table de travailler. »
Le chef du parti, Bernard Sévigny, ne se formalisait pas des opinions divergentes de son candidat. « Ça me rassure. Le leadership c'est l'art de rallier, de mobiliser. Le Renouveau sherbrookois n'a jamais été une secte. C'est un lieu de débat. Ça me rassure que Sébastien Aubé ait le goût de débattre et de confronter ses idées avec les autres. J'accueille à bras ouverts des candidats qui ont des idées. Imaginez ce que serait un parti politique si tout le monde pensait de la même façon. »
Il affirme que tous les candidats du Renouveau sherbrookois seront connus avant l'été.