Imposant devant son filet et intimidant face à l’adversaire, Samuel Hlavaj fait jaser partout dans la LHJMQ.

Samuel Hlavaj, le meilleur de l’histoire du Phœnix ?

Plusieurs recruteurs de la LNH s’en mordent probablement les doigts à l’heure actuelle en assistant aux prouesses du gardien Samuel Hlavaj. Le portier du Phœnix affiche des statistiques impressionnantes et n’est pas étranger au succès de la formation sherbrookoise. En quelques semaines seulement, il semble vouloir s’emparer du titre du meilleur gardien de but de l’histoire du Phœnix.

Sa moyenne de buts alloués par match de 1,93 est la meilleure de la LHJMQ. Son taux d’efficacité de .931 aussi. Hlavaj se trouve également au somme du classement pour le nombre de blanchissages cette saison : trois. Ses 13 victoires le placent au 5e rang, mais selon un sondage de la LHJMQ, il est vu comme celui qui devrait terminer la campagne avec le plus de gains à son dossier. De quoi attirer l’attention des amateurs, mais aussi des équipes de la LNH.

« Tous les recruteurs sont venus le voir jouer au moins quatre fois depuis le début de la saison, précise l’entraîneur du Phœnix, Stéphane Julien. Certains ont dû se faire taper sur la tête pour ne pas l’avoir remarqué l’an dernier alors qu’il était déjà admissible au repêchage. Il évoluait au sein d’une mauvaise équipe dans la USHL. Ses statistiques n’étaient pas excellentes. On lui reprochait de manquer de constance. De notre côté, en parlant avec le recruteur du Canadien Vincent Riendeau, on était convaincus de son potentiel dans le hockey junior. »

Repêchage

Hlavaj a toutefois reçu la cote C remise par la Centrale de recrutement de la Ligue nationale de hockey en vue du repêchage de la LNH de 2020, tenu à Montréal en juin. Le fait qu’il soit âgé de 18 ans et qu’il en soit à sa deuxième année d’admissibilité au repêchage nuit probablement à son classement.

« On peut être surpris par son rang de sélection ! Tout dépend aussi des besoins des organisations de la LNH. On en voit de moins en moins, des gardiens repêchés rapidement. Il travaille fort durant les entraînements. Il est toujours concentré et il est très calme de nature. Il performe bien à chaque match, à l’exception de celui à Chicoutimi perdu 5 à 0. Ce que j’aime le plus de Samuel, c’est qu’il est très habile autour de son filet. C’est un gros avantage aujourd’hui, entre autres dans le junior majeur », soutient Stéphane Julien, tout en admettant qu’il est probablement le meilleur gardien de l’histoire du Phœnix.

« Jacob Gervais-Chouinard était aussi très utile à notre équipe lors de la toute première saison. Il était toutefois âgé de 20 ans et devait faire face à environ 45 tirs par rencontre », rappelle Julien.