Samuel Fabi et son avocat Michel Dussault

Samuel Fabi écope 18 mois pour production et possession de porno juvénile

SHERBROOKE - Samuel Fabi qui tenait des conversations de nature sexuelle tournées vers les enfants a été condamné à 18 mois de prison à Sherbrooke.

Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a confirmé, mardi, les plaidoyers de culpabilité aux accusations de production de pornographie juvénile entre le 23 août 2014 et le 5 mars 2016 et de possession de pornographie juvénile entre le 1er juillet 2014 et le 5 août 2016.

Des conversations Skype ont été déposées en preuve pour soutenir l'accusation de production de pornographie juvénile. Ces écrits à teneur sexuelle concernant des enfants entre Fabi et d'autres personnes sont considérés comme de la pornographie juvénile.

Fabi y décrivait les actes qu'il voulait accomplir ou qu'il prétendait avoir accomplis avec des enfants. Ces écrits correspondaient à la définition de la pornographie juvénile.

Des photos trouvées dans le téléphone intelligent de Fabi correspondent aux descriptions faites par ce dernier.

Les faits des accusations sont liés à des items expertisés. Des liens ont été faits entre les deux iPhone de Fabi dans lesquels se trouvaient des images de jeunes filles entre 2 et 8 ans.

Des fichiers de pornographie juvénile trouvés dans l'ordinateur de Fabi et sur une clé USB ont été soumis en preuve dans le dossier.

L'avocat de la défense Me Michel Dussault et la procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre ont suggéré une peine de 18 mois de détention fermes. Une probation de trois ans a été imposée à Samuel Fabi avec le suivi d'un agent de probation pendant deux ans.

Le nom de Samuel Fabi sera inscrit au Registre des délinquants sexuels à perpétuité.

Il ne pourra se trouver à proximité de lieux où pourront se trouver des enfants pour dix ans.

« C'est une suggestion commune raisonnable compte tenu des nombreuses discussions des procureurs dans le dossier », a signalé le juge Chapdelaine.