Saint-Élie: pas d'argent pour les façades

Saint-Élie avait obtenu un programme particulier d'urbanisme (PPU) en 2014, mais l'arrondissement ne peut toujours pas bénéficier du programme de rénovation de façade et d'affichage.
Christelle Lefebvre
À l'heure actuelle, il y a six PPU dans la ville de Sherbrooke. Ils sont situés au centre-ville, sur la rue Wellington Sud, sur la rue King Est, à Lennoxville, à Brompton et à Saint-Élie. Du lot, seul ce dernier ne peut pas bénéficier du programme de rénovation de façade et d'affichage. Pourtant, il y aurait plus d'enveloppes budgétaires que de demandes.
« Ça a toujours été comme un acquis que l'on y ait accès, mais au dernier moment, ça aurait été retiré. Nous nous en sommes rendu compte il y a un peu plus d'un an lorsque des commerçants ont voulu faire des rénovations », relate la présidente de Synergie Saint-Élie, Christelle Lefebvre.
C'est pourquoi les commerçants se sont pointé le bout du nez au conseil municipal de Sherbrooke. « Le conseiller de notre arrondissement Julien Lachance nous a expliqué qu'ils avaient peur que le PPUne soit pas adopté par le conseil puisque c'était une grosse enveloppe budgétaire. Ils ont donc voulu réduire les choses et de leur choix à eux, ils ont décidé de faire des coupures, dont le programme de rénovation de façade », explique Mme Lefebvre.
La situation semble d'autant plus frustrante pour les commerçants étant donné qu'un million $ est disponible et que s'il manquait d'argent, le Coseil de Ville en réinjecterait selon ce qu'avance Synergie Saint-Élie. « Le PPU de Brompton a été octroyé en 2017 et il est déjà accessible. Pourquoi ils auraient droit à ce programme alors que nous ne l'avons pas encore eu? On nous a amené le critère de patrimoine que nous n'avons pas et que les autres ont. C'est pourtant un des objectifs », note-t-elle.
Pour le conseiller de l'arrondissement Julien Lachance, cette décision s'explique par les coûts élevés et les bâtiments rénovés non patrimoniaux. « Lorsque le PPU avait été adopté, nous avions eu plusieurs consultations, mais je ne me souviens pas d'avoir entendu beaucoup de besoins par rapport à ça. Il nous apparaissait préférable de mettre l'accent sur d'autres éléments, comme l'embellissement du chemin, l'amélioration de l'animation ou encore l'augmentation de la sécurité dans ce secteur », explique M. Lachance.
S'il y a des besoins qui sont présentés, le conseil municipal tentera de se réajuster. « Sachant qu'il y a des budgets résiduels qui ne sont pas utilisés dans d'autres secteurs, je vais travailler à ce sujet pour voir ce qu'il est possible de faire. J'aimerais qu'il y ait des discussions pour ça avant le budget 2018 », note-t-il.
Chaque commerçant désireux de procéder à des rénovations de façade et d'affichage peut obtenir une subvention qui correspond au tiers des coûts des travaux et d'au maximum 50 000 $.