Carl-Henri Zamor-Louis a fraudé le dépanneur chez Ben de Magog en 2016.

Sa réhabilitation lui évite la prison

Un fraudeur sur la voie de la réhabilitation évite la prison.

Depuis la fraude qu’il a commise au dépanneur chez Ben de Magog en 2016, Carl-Henri Zamor-Louis a changé ses fréquentations, a repris l’école pour compléter son secondaire 5 et s’est trouvé un emploi.

La juge Claire Desgens de la Cour du Québec lui a imposé, mardi au palais de justice de Sherbrooke, une sentence suspendue avec une probation de deux ans au cours de laquelle il devra effectuer 240 heures de travaux communautaires et effectuer un remboursement de la somme volée au dépanneur.

« C’est un dossier qui aurait très certainement mérité une peine de détention. Si le ministère public ramène le dossier devant le tribunal, je vais imposer la peine de détention que je ne vous impose pas aujourd’hui. La chance que vous avez ne repassera pas. La prochaine étape sera de la détention si vous revenez devant le tribunal », signale la juge Desgens.

Le 19 septembre 2016 à Magog, Zamor-Louis s’est présenté du dépanneur chez Ben avec deux autres hommes, dont un qui est toujours recherché, alors que l’autre n’a pas jamais été identifié.

Les trois hommes voulaient faire des achats de divers items, dont des cartes prépayées, en payant avec une carte de débit. La carte a été refusée, alors il a donné divers numéros de carte de crédit qu’il possède dans son cellulaire.

Il a réussi à payer de cette façon 14 cartes prépayées en trois transactions pour un total 1454 $.

Des images des caméras de surveillance des individus ont été captées

Les trois individus ont tenté la même chose le lendemain dans une tabagie de Magog.

Dans la nuit entre les deux événements, ils ont fait une virée à Montréal en utilisant les cartes prépayées.

Les individus avaient loué une chambre à Magog. Diverses preuves des achats faits avec les cartes prépayées ont été trouvées par les enquêteurs de la Régie de police Memphrémagog lorsque le stratagème des fraudeurs a été découvert.

La photo de l’accusé se trouvait sur une carte avec un faux nom.

Carl-Henri Zamor-Louis a plaidé coupable à une utilisation frauduleuse de cartes de crédit, à de la fraude et à l’utilisation de pièces d’identité falsifiées.  

Trois individus participaient à cette aventure. Seul Carl-Henri Zamor-Louis a été arrêté dans cette affaire.

« Vous ne devez pas banaliser le crime commis. C’est un fléau dans notre société ce type de crime. Vous avez organisé à trois ce crime. Vous êtes venus de Montréal pour faire de la fraude en utilisant ces cartes. Si on ne m’avait pas parlé de remboursement, je n’aurais pas accepté cette suggestion. J’ai tenu compte du fait que vous ayez changé de milieu de vie et que vous allez à l’école. Le temps a été votre allié », a signalé la juge Desgens.

Un rapport présentenciel négatif avait été déposé au dossier.

« C’est un rapport qui n’est pas très reluisant. Récemment, son avocat m’a prouvé que son client allait à l’école et qu’il s’était trouvé un travail. J’ai été rassurée. Le remboursement de la victime était très important. Les travaux communautaires constituent une alternative à la détention », signale la procureure aux poursuites criminelles Me Nathalie Robidoux.

Zamor-Louis, défendu par me Christopher Lerhe Mediati possède des antécédents judiciaires.

+ Un petit trafiquant devrait être condamné à la prison discontinue

Arrêté dans le cadre du projet antidrogue Gaspésie, Nicolas Lapointe pourrait régler ses comptes avec la justice au début du printemps au palais de justice de Sherbrooke.

Près de quatre kilos de cocaïne avaient été trouvés par les enquêteurs du Service de police de Sherbrooke en mai 2018 lors de l’opération, mais Lapointe se trouve au bas de cette hiérarchie criminelle.

Devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec, mardi, Lapointe a renoncé à son enquête préliminaire.

Me Christian Raymond a mentionné au tribunal que son client pourrait prendre position le 16 avril prochain.

« Dans son cas, on parle d’une peine de prison discontinue et d’un don. Mon client travaille plus de cinq jours par semaine, alors il faut regarder comment conjuguer avec la détention discontinue », a expliqué Me Raymond.

Nicolas Lapointe est accusé de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic.

Il a été remis en liberté sous conditions à la suite de son arrestation lors du projet Gaspésie.

Les autres accusés

Félix Brouillet-Nadeau a récemment été condamné à deux ans moins un jour de prison après son plaidoyer de culpabilité dans cette affaire.

L’enquête préliminaire de Nicolas Bergeron doit se dérouler le 14 mars dans ce dossier. Ian Duval a renoncé à son enquête préliminaire.

Duval avait été remis en liberté à la suite de la première frappe policière, mais il a été incarcéré à la suite d’une deuxième perquisition menée dans son logement du boulevard de Portland.

Ce sont des informations colligées dans le cadre de l’opération Gaspésie qui ont permis de frapper au 1471 du boulevard de Portland pour saisir une importante quantité de stupéfiants dans un logement loué par Ian Duval.

Ian Duval et Nicolas Bergeron sont accusés de possession en vue d’en faire le trafic de cocaïne, de méthamphétamine et de trafic de ces substances ainsi que de possession d’arme prohibée et de recel entre décembre 2017 et mai 2018.

En plus des 3,75 kilos de cocaïne, dont deux kilos en bloc, les policiers ont trouvé 4,38 kilos de crack, 4664 comprimés de méthamphétamine, 115,72 grammes de méthamphétamine en poudre, plus de 26 000 $ en argent, un pistolet de calibre.22 avec chargeur et munitions ainsi que huit sacs de un kilo vides, mais contaminés à la cocaïne.

La structure criminelle ciblée fournissait de la cocaïne à des vendeurs ou livreurs sur la route.

Nicolas Lapointe pourrait régler ses comptes avec la justice au début du printemps au palais de justice de Sherbrooke.