Rude vendredi sur les routes estriennes

Les Estriens et les Sherbrookois en particulier ont connu une matinée très difficile sur les routes, vendredi. La neige s’est mise à tomber avec intensité à partir de 6h30, ce qui a laissé très peu de marge de manoeuvre aux déneigeurs pour enlever la neige des routes.

« Quand la neige tombe avec intensité sur l’heure de pointe, que ce soit celle du matin ou celle du soir, ça ne nous donne pas accès au réseau routier au moment où nous en aurions le plus besoin. Nos véhicules aussi sont pris dans le trafic », souligne Guylaine Boutin, directrice du Service d’entretien et de la voirie à la Ville de Sherbrooke.

À LIRE AUSSI : Neige de vendredi : «Des répercussions sur la circulation»

Une soixantaine de véhicules appartenant à la Ville de Sherbrooke et une trentaine appartenant à des entrepreneurs privés sous contrat avec la Ville ont pris la route dès 3 h 30 vendredi matin pour épandre des abrasifs.

Quant aux chenilles, elles ont pris les trottoirs d’assaut à 6 h 30 une fois qu’il y a eu assez de neige à déplacer.

Les déneigeurs se sont d’abord concentrés sur les artères comme les rues King et Galt, ainsi que sur les rues collectrices (comme le boulevard Jacques-Cartier).

Vers 11 h, les déneigeuses n’avaient pas encore commencé à dégager les rues résidentielles.

« Nous avons dû sortir les chenillettes-poussoir vendredi matin pour déprendre des voitures sur la rue Terrill et sur la rue King Est, à l’intersection de Bowen. On s’en sert une ou deux fois par année, c’est assez exceptionnel. Ça ne prend qu’un seul véhicule mal chaussé pour bloquer la voie », ajoute Mme Boutin.

La Société de transport de Sherbrooke a signalé qu’il y avait du retard de 30 minutes sur l’ensemble de son réseau. Certains secteurs comportant des pentes abruptes ont pu être délaissés selon les conditions routières. 

Plusieurs routes étaient enneigées et la visibilité réduite dans certains secteurs, selon le ministère des Transports. Malgré les conditions, les corps policiers ne signalent pas de problèmes importants sur le réseau estrien. 

Quelques sorties de route et accrochages mineurs ont été répertoriés, mais ils n'ont créé aucune entrave majeure. À Sherbrooke par exemple, on comptait moins d’une dizaine de sorties de route sans gravité sur l’heure du dîner.