Roxanne Lapointe

Roxanne Lapointe évite la prison ferme

Par ses efforts de réhabilitation, Roxanne Lapointe évite la prison ferme malgré les graves événements dans lesquels elle a été impliquée à Sherbrooke en 2018.

Roxanne Lapointe était complice lors de gestes de séquestration survenus sur de la rue Short en mai 2018 ainsi que des crimes commis au motel La Marquise en octobre de la même année.

À LIRE AUSSI: Deux procès pour Maxime Vanier et un seul pour Roxanne Lapointe

Sa preuve de réhabilitation et de réinsertion sociale ont incité la poursuite à consentir à une peine de détention de 12 mois à purger dans la collectivité, mais avec d’importantes conditions d’encadrement pour les trois prochaines années. Elle devra passer les six premiers mois de sa peine 24 heures par jour à l’intérieur de son domicile.

« Il y a un pronostic intéressant de réinsertion sociale. Elle a participé à des événements très graves avec des conséquences. Cependant, elle n’était ni l’instigatrice n’y a pas participé activement », explique la procureure aux poursuites criminelles, Me Geneviève Crépeau.

Le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec a aussi imposé à l’accusé, mardi au palais de justice de Sherbrooke, 200 heures de travaux communautaires ainsi qu’une sentence suspendue dans le cadre d’une probation de trois ans.

« C’est une belle illustration que ce n’est pas un crime que l’on punit, mais bien une personne. Le chemin parcouru est tenu en compte. Il y a encore des éléments qui font en sorte que si vous ne respectez pas les conditions il peut y avoir une révocation et que vous poursuiviez la peine en prison. On vous regarde aller pendant trois ans à travers vos conditions », a déterminé le juge Dunnigan.

La femme sans antécédent judiciaire a plaidé coupable en octobre 2019.

Elle a reconnu la séquestration et des voies de fait simple contre Maxime Robitaille dans l’affaire du 27 mai 2018.

La victime, Maxime Robitaille, avait connu les accusés dans un contexte de consommation de stupéfiants. Il a été séquestré dans le logement durant plusieurs heures.

Roxanne Lapointe a donné des coups à Maxime Robitaille, mais c’est elle qui est intervenue pour que la séquestration cesse. Elle a aidé Robitaille à se détacher et à quitter les lieux de la séquestration.

Roxanne Lapointe a aussi reconnu le trafic de stupéfiants, soit de la méthamphétamine et de la cocaïne, ainsi que de la possession d’armes prohibées. Elle a aussi reconnu un recel et une possession simple de cannabis entre le 1er aout et le 11 octobre 2018.

Roxanne Lapointe a plaidé coupable à un vol qualifié au motel La Marquise en compagnie de Maxime Vanier en octobre 2018 pour une question de dette d’argent pour la location d’une chambre d’hôtel dans un contexte de consommation de drogue.

Lors des évènements, Vanier s’est rendu au fond de la chambre de motel lors de l’altercation entre Roxanne Lapointe et celle qui allait devenir la victime de cette affaire.

Il y a eu une chicane entre Roxanne Lapointe et la victime. Elle l’a prise par la gorge. La sacoche de la victime a été prise et fouillée, mais à peine une vingtaine de dollars avaient été volés.

Maxime Vanier a été déclaré coupable à la suite de ces deux événements.

« Ce sont des crimes très graves, mais elle a joué un rôle moins important. Nous souhaitions qu’elle poursuive sa réhabilitation, mais nous gardons l’option de peine si elle ne respecte pas ses conditions. Ce n’est pas une sentence facile, mais qui tient compte de la gravité du crime », soulève la procureure aux poursuites criminelles, Me Genevieve Crépeau.

Roxanne Lapointe a passé sept mois en thérapie et une quarantaine de jours de détention provisoire qui ont été considérés dans l’imposition de la peine.

Depuis son arrestation, Roxanne Lapointe a changé de milieu de vie, s’est trouvé un travail et elle maintient sa sobriété.

Roxanne Lapointe a présenté des regrets et a collaboré avec les autorités policières à la suite de son arrestation.

« C’est ma cliente qui a permis à la séquestration de prendre fin. Elle s’est rapprochée de sa famille ce qui lui est bénéfique », a indiqué l’avocat de la défense Me Christian Raymond.

Plusieurs conditions ont été imposées à Roxanne Lapointe. Elle ne pourra pas communiquer avec aucun des autres accusés ou des victimes impliqués dans ces deux événements.