Sébastien Roulier

Roulier veut battre un record Guinness en poussant un fauteuil roulant

Le coureur et pédiatre de Sherbrooke Sébastien Roulier carbure aux défis. Après avoir terminé deuxième lors de la course de 100 km du Mount Royal Summit Quest (MRSQ) disputée à Montréal, Roulier veut maintenant battre le record Guinness du demi-marathon le plus rapide en poussant un fauteuil roulant. Exploit qu'il veut réaliser lors du Demi-marathon de Sherbrooke, ce samedi.

«Cette année, je vais prendre le départ du Demi-marathon de Sherbrooke en poussant une personne. Le Record Guinness homologué pour le demi-marathon le plus rapide en poussant un fauteuil roulant est de 1 h 43. En mai dernier, j'ai réalisé un demi-marathon à Lévis en duo en 1 h 30. J'aurais bien aimé que ma marque soit certifiée, mais je n'avais pas fait de démarches auprès de Guinness World Recordavant ma réalisation. J'attends encore leur approbation pour le Demi-marathon de Sherbrooke. Je vais tout de même tenter d'améliorer mon record non officiel», a précisé Sébastien Roulier.

Le 24 juin dernier, Roulier a célébré la Saint-Jean-Baptiste à Montréal en terminant deuxième à la course de 100 km du Mount Royal Summit Quest (MRSQ) grâce à un temps de 8 h 27.

Sébastien Roulier, qui sera le premier Québécois à participer à la fin septembre au Spartathlon de 246 km en Grèce, a prévu quelques courses-jalons cette année, dont le 100 km du MRSQ.

«Pour moi, chaque course est le passage vers une autre course. Le 100 km du MRSQ était une étape pour m'amener à être confortable sur la distance du Spartathlon. Le MRSQ est une course unique qui nous amène du sommet du Mont Royal vers Beaconsfield dans l'ouest de l'île, en passant par Verdun, LaSalle, Lachine et Dorval. Ça, c'est le premier 50 km. Il faut faire le chemin inverse et revenir vers le sommet du Mont Royal pour accomplir le 100 km. Aussi, c'est une course qui débute à minuit. Donc, il faut prévoir une nuit blanche pour courir. Cette année, la course arrivait au même moment que les festivités de la St-Jean. C'était ma façon à moi de fêter», résume le récipiendaire d'un Mérite Estrien 2017.

Chaque ultramarathon amène son lot de difficultés ce qui entraîne des abandons. Parmi les 23 coureurs qui ont pris le départ de la course, seulement 11 l'ont terminée.

«Le départ à minuit était probablement la principale difficulté de la course. Il y a eu de la pluie durant les deux ou trois premières heures. Aussi, le trajet n'est pas marqué. Il faut l'étudier avant la course pour éviter les détours. Avec une course nocturne, on ne voit pas tous les repères. L'éventuel gagnant a songé à l'abandon après avoir fait 5 km de plus à l'aller. Il y a plusieurs raisons qui peuvent nous amener à l'abandon. Parfois, nous sommes notre propre ennemi avec la soif de la performance. Je voulais vivre cette course confortable du début à la fin. Il y a eu un petit passage à vide de 7-8 km, mais je m'en suis bien remis avec du Coca-Cola. Mon temps de 8 h 27 correspond à la 3e meilleure performance de tous les temps de cette course. Je suis très fier de ma gestion tout au long du parcours», mentionne le pédiatre.