En entrevue à la radio mardi, le consultant Pierre Harvey a entre autres déclaré : « Le principe des quatre ou cinq conseillers qui s'opposent depuis toujours, mais qui s'opposent pour s'opposer, je pense, aucun d'eux n'a communiqué avec moi en cinq ans pour s'informer du dossier. Rouleau et Tardif sont allés en conférence de presse, il y a quelques semaines, et Tardif est allé dire droit comme une barre qu'Harvey International a écrit qu'il y aurait 300 000 vols par année... »

Rouleau veut la fin du contrat de Pierre Harvey

Les propos du consultant Pierre Harvey sur les ondes du 107,7, mardi, n'ont pas plu au conseiller Jean-François Rouleau. Les qualifiant d'inacceptables, il demande le retrait du contrat à Harvey International pour des services professionnels pour le développement de liens aériens commerciaux réguliers à l'aéroport de Sherbrooke.
En entrevue à la radio mardi, M. Harvey avait entre autres déclaré : « Le principe des quatre ou cinq conseillers qui s'opposent depuis toujours, mais qui s'opposent pour s'opposer, je pense, aucun d'eux n'a communiqué avec moi en cinq ans pour s'informer du dossier. Rouleau et Tardif sont allés en conférence de presse, il y a quelques semaines, et Tardif est allé dire droit comme une barre qu'Harvey International a écrit qu'il y aurait 300 000 vols par année... Pôvre toi, Pierre, appelle-moi avant de dire des âneries. »
M. Rouleau n'a pas tardé à réagir. « C'est décevant d'entendre des propos comme ça d'une firme qui reçoit des centaines de milliers de dollars en contrats de la Ville. Et le comité exécutif ne semble pas défendre les élus indépendants qui ont leur droit de parole. J'ai adressé une demande à M. [Serge] Paquin pour qu'on regarde le code d'éthique des fournisseurs et qu'on mette fin au contrat si c'est possible. Je demande aussi que des excuses publiques soient faites aux cinq élus concernés. Ces propos étaient arrogants, méprisants et irrespectueux. Je n'ai jamais vu ça en 27 ans de carrière. Nous ne faisons que notre travail pour lequel nous avons été élus. »
Jean-François Rouleau demande également au maire Bernard Sévigny de s'interposer. « J'ose espérer que M. Sévigny aura le courage de défendre l'institution démocratique qu'est le conseil municipal. M. le maire s'offusquait pour beaucoup moins à l'époque de M. Perrault. Nous ne pouvons pas accepter ça. »
Le président du comité exécutif, Serge Paquin, rapporte avoir déjà répondu à son collègue conseiller. « Le directeur général a déjà fait part à M. Harvey qu'il considérait qu'il était déplacé de tenir des propos à caractère politique, bien qu'il ait livré de l'information juste sur l'aéroport. À titre de consultant, il n'a pas à sauter dans l'arène politique. J'ai demandé au directeur général de l'aviser par écrit qu'il désapprouvait ce genre de propos et que s'il récidivait, ça pouvait remettre en question notre relation contractuelle. »
M. Paquin ajoute qu'avant de parler publiquement d'un contrat qui touche un client, M. Harvey « devrait avoir l'autorisation de son client ». La Ville n'avait pas autorisé M. Harvey à intervenir dans ce dossier. « C'est clair qu'il y avait une connotation politique à ses propos et ça ne rencontre pas les standards que nous attendons d'un consultant. »
Jean-François Rouleau s'est dit déçu de cette réponse. « Je m'attends à plus que ça. J'attends des excuses publiques de M. Harvey. »