Retour payant au parc Jacques-Cartier pour Sherbrooke t'en bouche un coin

SHERBROOKE - Le pari du retour au parc Jacques-Cartier était ambitieux, mais il s'est avéré payant pour l'équipe de Sherbrooke t'en bouche un coin. Coïncidant avec la première belle fin de semaine de l'été, la 6e édition de ce rendez-vous culinaire a attiré un plus grand nombre de visiteurs que l'an dernier, alors que les activités se déroulaient au Centre de foires.

« On a été chanceux, il a fait beau toute la fin de semaine, sauf l'orage de vendredi! explique Pauline Larouche, directrice générale de l'événement. Nous sommes très contents. C'est toujours un guess, il y a toujours des inquiétudes par rapport à la température. Il y a eu beaucoup de monde, plus que l'an passé. Dehors, c'est toujours plein avec les barbecues. »

Rappelons que ce sont les partenaires qui ont demandé à ce que le festival revienne en plein air.

Les nouveautés ont également été gagnantes. « Dans un énorme chapiteau comme celui-là - on a quand même agrandi de 5000 pieds carrés -, on a créé des zones de confort et de détente, on peut déguster davantage. On voulait créer un marché public protégé. Les gens sont hyper contents, les chefs sont ravis. Le barbecue est revisité et bonifié. C'est le fun » décrit-elle.

Quelle activité a été la plus populaire? « Le cœur de l'événement, ce sont les chefs. On en a 25 à l'intérieur, c'est ce qui a fonctionné particulièrement bien. Les compétitions de barbecue ont vraiment bien été. Il y a des compétitions harmonieuses. C'est un grand partage culinaire », mentionne-t-elle, ajoutant que les cours de cuisine ont bien fonctionné également. « On était dans le rodage, on va l'améliorer pour l'an prochain, car ç'a bien répondu », assure Pauline Larouche.

Des restaurateurs heureux

Les restaurateurs aussi se réjouissent du beau temps, qui a attiré bien des gourmands au parc Jacques-Cartier. Samuel Lévesque, propriétaire du traiteur Le Paladin, a fait connaître ses produits aux Sherbrookois. « On est de Magog, explique-t-il. On n'a pas de pignon sur rue, donc on se déplace sur les événements. On fait un peu de tout. C'est notre lancement, donc c'est une bonne place pour se faire connaître. Ç'a fonctionné. Notre spécialité, ce sont nos côtes levées. On pensait faire deux jours avec ce qu'on avait et on a finalement fait une journée et demie. On a dépassé les 1500 bouchées. Il y a des gens qui sont venus deux et trois fois pour en reprendre! » raconte-t-il, ajoutant qu'il a dû faire cuire de la viande dans la nuit de vendredi à samedi, car il en aurait manqué.

La directrice adjointe du Shaker de Sherbrooke, Emy Comptois, dit que les festivaliers ont bien participé. « On a été surpris et vraiment heureux. Ça permet aux gens qui ne connaissent pas le Shaker de connaître notre cuisine. On nous connaît en tant que bar, mais là, on faisait découvrir un autre aspect de l'établissement », analyse-t-elle.

Pauline Larouche, directrice général de Sherbrooke t'en bouche un coin