Nicolas Ratthé et Jonathan Rondeau Leclerc

Retour au sous-sol de la cathédrale pour Dégustabière

Après un détour d'une année au Musée des sciences et de la nature, l'événement brassicole gourmand Dégustabière effectue un retour à la cathédrale Saint-Michel où la 5e édition sera présentée du 2 au 4 novembre.
Selon les organisateurs, quelque 2000 visiteurs envahiront le sous-sol de la cathédrale qui sera entièrement décoré pour la circonstance.
À l'instar des éditions précédentes, la 5e édition s'est donné pour mission de faire découvrir les multiples accords que la bière peut permettre avec la nourriture, tout en mettant en valeur le terroir estrien.
Pour ce faire, huit chefs de la région et de l'extérieur ont été mis à contribution. Parmi eux, on retrouve les chefs de L'Empreinte, du Tapageur, du Kapzak, du café Massawippi, du Lo Ré, de La Retenue et des Deux Caribous.
Le président de l'événement, Jonathan Rondeau-Leclaire, a souligné le fait que les accords mets-bière sont plus nombreux qu'on peut l'imaginer.
« La bière, de par sa fabrication, est une boisson très complexe. La créativité des brasseurs aujourd'hui est très loin du traditionalisme. On peut intégrer toutes sortes d'épices, de fruits, d'ingrédients alternatifs dans la bière. Ça ouvre donc la bière à une panoplie de saveurs très complexes, très différentes les unes des autres, que ce soit l'amertume, l'acidité, le sucre, le liquoreux, le léger, le pétillant et tout ce qu'on peut s'imaginer comme arôme. Dans un contexte gastronomique, avec de la nourriture, les possibilités sont probablement littéralement infinies. »
Co-fondateur de l'événement il y a cinq ans et aujourd'hui porte-parole de la 5e édition, Nicolas Ratthé a pour sa part insisté sur les « valeurs piliers » de l'événement auquel on trouve un volet écologique et responsable.
« Des festivals, il y en a beaucoup au Québec, mais Dégustabière est unique au Québec grâce aux gens qui y travaillent, mais aussi par les valeurs qu'il possèdent. D'abord, on préconise une consommation responsable, axée sur les accords. Ensuite, on tient à ce que notre empreinte écologique soit minime, que ce soit par l'utilisation des verres que l'on vend ou encore des assiettes et des ustensiles compostables qui seront utilisés durant les trois jours. Pour nous, cela fait partie des valeurs fondamentales du festival », de dire Nicolas Ratthé.
Joignant la parole aux actes, l'événement s'est aussi associé au Service de police de Sherbrooke (SPS) et à son programme Code-Bar. « Nous allons offrir gratuitement des boissons sans alcool aux conducteurs désignés ou aux femmes enceintes, de façon à ce que tout le monde puisse profiter pleinement de l'événement », a précisé M. Ratthé.