Retour à l’école exceptionnel

Situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles, retour à l’école exceptionnel.

La sécurité a été mise à l’avant-plan, lundi matin, à l’école primaire Saint-Esprit à Sherbrooke.

La course des enfants dans la cour de récréation a fait place à un quadrillage statique où les élèves étaient répartis à deux mètres de distance les uns des autres dans un calme contrastant avec les cris habituels.

« Je suis à la foi intriguée, soulagée et inquiète de ce retour à l’école. C’est un mélange d’un peu de tout qui m’anime ce matin. J’ai hâte de voir comment ça va se passer. Je ne suis pas inquiète pour la sécurité des enfants, mais davantage sur la façon dont ils vont pouvoir socialiser à travers toutes mes mesures de distanciation », explique la mère d’un élève de 5e année de l’école primaire, Saint-Esprit, Juliana Rodriguez, qui tenait à souligner le travail des enseignants dans cette préparation du retour à l’école.

Après avoir écouté les nouvelles consignes de sécurité, c’est à la file indienne à deux mètres de distance séparés par des tubes de mousse ou en se plaçant sur des pastilles orangées peintes au sol que les élèves sont rentrés dans l’école. C’est par la porte réservée pour sortir de l’école que certains ont fait leur retour à l’école.

« Je veux m’assurer que toutes les règles de sécurité sont prises. Les salles de classe sont petites pour maintenir la distanciation nécessaire. Si je sens que mon enfant n’est pas en sécurité, je vais peut-être changer ma décision et le garder à la maison », mentionne une autre mère, Audette Luya.

Mère de cinq enfants, Jade Brassard mentionne que les deux enfants d’âge primaire avaient bien hâte de rentrer à l’école.

« C’était intense à la maison. Ils avaient hâte de revenir à l’école. Les enfants étaient préparés à revenir à l’école et à respecter les consignes de sécurité », indique Mme Brassard.

Évelyne Després de son côté a choisi de garder deux enfants à la maison et d’en envoyer un à l’école.

« Mon enfant voulait venir finir sa sixième année. C’était important de boucler la boucle. Je ne suis pas inquiète pour les mesures de sécurité et qu’elles soient respectées. Mes deux plus jeunes cependant ont un TDAH. Ça devenait plus difficile pour eux de respecter toutes les consignes, alors j’ai préféré les garder à la maison », mentionne Mme Després.

Pierre Barrandon croit aussi que les consignes que les mesures misent en place sont suffisantes pour ce retour à l’école.

« Je tenais à ce que mon enfant porte un masque parce que nous avons une personne asthmatique à la maison. Il faut que les consignes de sécurité soient respectées afin que le nombre de cas ne monte pas en flèche. À Sherbrooke, je ne crois pas cependant qu’il y ait un gros danger », estime M. Barrandon.