Le ton tend vers la résilience pour les syndicats de la Ville de Sherbrooke après le jugement rendu lundi concernant le partage des déficits des régimes de retraite entre la Ville et ses syndicats.

Régimes de retraite : les syndicats évaluent les possibilités d'en appeler

Le ton tend vers la résilience pour les syndicats de la Ville de Sherbrooke après le jugement rendu lundi concernant le partage des déficits des régimes de retraite entre la Ville et ses syndicats. La possibilité d'aller en appel est toujours étudiée, mais l'amorce des négociations est évoquée.
Rappelons que le juge de la Cour supérieure Gaétan Dumas n'a trouvé aucun élément pour infirmer la décision de l'arbitre Serge Brault, lequel se rangeait à la position de la Ville de Sherbrooke, soit de négocier en tenant compte du déficit actuariel au 31 décembre 2013. Le groupe de syndicats, qui inclut tous les employés sauf les policiers, croyait plutôt se qualifier pour un report des négociations, ce qui aurait permis de considérer le déficit au 31 décembre 2014, un déficit qui s'était résorbé de 4 M$ par rapport à l'année précédente. De tous les syndiqués considérés, seuls les pompiers se qualifiaient pour un report des négociations, ce qui est insuffisant pour entraîner l'ensemble des employés à leur suite.
« Le dossier est entre les mains de nos procureurs, qui sont à étudier s'il y a une possibilité d'aller en appel. Parallèlement, ça fait des mois que nous disons à la Ville que malgré les procédures entamées, nous sommes prêts à discuter », rapporte Gaétan Desnoyers, permanent syndical des cols blancs.
« Nous pourrions commencer à faire du ménage dans les autres points à négocier. Nous avons eu des pourparlers avant les Fêtes pour fixer des rencontres, mais nous n'étions pas capables de nous entendre sur les conditions pour amorcer les négociations. Peut-être que l'imminence d'un arbitrage forcera tout le monde à s'assoir pour négocier. »
M. Desnoyers convient que si les possibilités d'appels sont écartées, il faudra négocier. « Pour l'instant, le dossier est suspendu au ministère du Travail. Il est difficile de savoir si nous devrons aller directement en arbitrage. Mais même si un arbitre fixait une date, rien ne nous empêcherait de négocier. »
Le président du syndicat des pompiers, Simon Gilbert, se dit déçu des résultats, d'autant plus que ses membres auraient pu se qualifier pour un report des négociations. « Comme nous faisons partie d'un tout, nous ne pouvons pas nous qualifier. Ce n'est pas en nous séparant du groupe aujourd'hui que nous pourrions rattraper cette disposition. Depuis le début, je dis que nous faisons partie d'un groupe et nous y voyons aussi des avantages. Peut-être arriverons-nous à tenir compte de nos particularités d'une façon ou d'une autre, peut-être avec une comptabilité différente. »
M. Gilbert dira à ses membres qu'ils sont allés au bout de ce qu'ils pouvaient faire. « S'il n'y a pas de possibilité d'appel, nous irons négocier avec les chiffres de 2013. Quand les instances disent qu'on a mal interprété les dispositions de la loi, il faut agir en adulte et aller négocier. »